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La suprême émotion

par : clavanour    

Auteur(s): Snowdom King
Après plusieurs volumes de poésies en langue roumaine, le poète Ionut Caragea publie ce volume en Français sous le pseudonyme
« Snowdom King ». Nostalgique mais courageux, le poète vit l’exil en remplissant sa vie de la beauté de la création, surtout parce que la poésie le poursuit partout. Il vit son état de permanente révélation car la parole artistique «comme un tsunami… coule / dans mes veines» . Il trouve un sujet à écrire à ce propos dans chaque endroit et dans toute action et toute rencontre. Son écriture est l’écho des expériences qui l’ont aidé à définir son espace préféré et sa compréhension du monde.
Les titres des poèmes du volume s’empreignent de cet amour plénier né d’un regard enthousiaste sur la vie, sur les humains et sur la poésie: L’usine de poésie, Sevrage à vie, Etre ou ne pas être poésie, Je suis poète, Le poème sans fin, pour n’en citer que quelques-uns, et suscitent de manière égale la curiosité humaine et esthétique.
Ionut Caragea, un Roumain vivant au Canada, sera toujours une « Statue tournée vers l’Est », cet espace où vit sa mère et où l’on parle la langue de son enfance et de sa jeunesse : « ma chère maman/en toi se résume l’univers des mots ».
Le volume est un petit dictionnaire des états d’âme, des émotions et non pas finalement des convictions du poète. Lumières et ténèbres bien comprises et acceptées, renvois aux mythes, peurs et joies, révolte par amour, souvenirs, tout cela est la matière première d’un poète qui ne lâche pas prise mais continue à croire dans son art et dans son étoile.
Les sentiments en blanc et noir, les couleurs et les ombres, les sonorités et le rythme de la confession du poète retiennent l’attention du lecteur et, par ailleurs, donnent envie de repenser la relation avec le monde.
Ce poète « né sur Google », selon sa propre définition, qui nous demande de le «laisser finir sa poésie» invite ses lecteurs à un voyage dans son « Labyrinthe » à écouter son « poème sans fin » car nulle part ailleurs la « suprême émotion » n’est plus vivante.
Publié le : juillet 28, 2009
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