Pour toi, Marin
Qui est passé par le chemin
Et y est resté pour toujours
Un soir d'été,
Mort, peut-être
assassiné
Toi dont on parlait peu
Comme si une telle mort...
Etait vile. Suspecte.
Pas une mort normale en somme.
Accident ? Meurtre ?
Qui a vraiment cherché ?
Tu n'étais plus, c'est tout.
Un paysan, qui allait s'en occuper ?
Une affaire crapuleuse sans doute
Et cold case n'existait pas, ni les experts.
Et à présent plus de chemin,
Ce chemin où dort ton âme
Peut-être sous le hêtre centenaire,
Qui a tout vu, lui.
Et qui va parler un jour, c'est sûr,
Me dire. Dans le bruissement de ses feuilles..
Je l'attends.
Mais il a fallu le réparer, ce chemin,
Avant. Pour toi Marin,
Pour que tu ne disparaisses
Pas totalement dans l'oubli.
Ton chemin. Le nôtre.
Hélène Larrivé