Voilà bientôt trois ans que tu es entré dans nos vies telle une caresse.
Unique en ton genre, tu fus la première
œuvre d’un opéra en trois actes et deux temps.
Au terme de ta première année, tu découvris avec entrain la langue de Voltaire Dont tu ne cesses depuis d’explorer les richesses.
Ta loquacité et ta joie de vivre propre à l’enfance, Orchestrent un quotidien dont tu es le principal mouvement.
Mais que serait cette œuvre-là sans deux nouveaux
instruments venus la sublimer ?
C’est ainsi mon amour, que tu as vu la belle harmonie de ta vie bouleversée par cet importun jumelage, pas encore au diapason de ton « chœur «.
Or très vite, ton naturel généreux et aimant eut raison de cette légitime fausse note, et les sourires admiratifs des puînés, permirent à vos trois âmes l’accord parfait.
Au vu de la qualité de l’œuvre, il est possible que les auteurs transforment celle-ci en une
sonate pour quatre instruments.