Au commencement était la parole, et la parole résume tout le sens de la vie de l’homme. Cet être vivant qui voit le monde
qui l’entoure avec une vision optimiste selon l’expression du philosophe humaniste Voltaire, et avec une autre vision qui est tout à fait tragique, selon le critique socio-littéraire Lucien Goldman. Mais souvent l’homme voit le monde, ou plutôt la vie, sa vie bien sûr, avec un œil médiale, un œil optimiste-pessimiste, ou optissimiste selon l’expression nouvelle du célèbre écrivain arabe Emile Habibi, surtout si cet homme était poète.Car être poète est d’abord être un homme qui possède un cœur sensible envers les événements de la vie, envers les relations qui relient les mots et les choses, envers les métaphores qui décrivent et représentent le monde.
Ainsi chaque poète ne peut qu’être entre les douleurs, les deuils et les joies, selon cette fois l’expression de notre poète Roger Mialon, qui vient de publier son recueil de poèmes intitulé « Douleurs, deuils et joies » aux éditions Mille Poètes LLC (2007).
Certes notre poète Roger Mialon en essayant de parler de ses émotions humains et humanistes, il essaie, en même temps, de les créer et les recréer avec des images poétiques pleines de métaphores pour qu’il puisse créer par et à travers elles son univers poétique propre, qui n’appartient qu’à lui-même, qui n’est que le fruit de sa propre plume.
Le fruit de sa propre expérience humaine d’abord et poétique en suite, puisque la
poésie ne peut refléter qu’à sa propre vie personnelle, comme elle était toujours le cas des grands poètes du monde entier.
Dès son premier poème intitulé « Douleur » notre poète Roger Mialon, nous ouvre son cœur, en commençant par nous raconter son état d’âme, l’état d’un poète qui s’est trouvé tout seul, isolé dans un coin du monde, loin du pays de poésie, loin de ses amis les poètes, loin de tout ce qui peut lui donner le vrai sens de la vie. Cet état d’âme là ne peut que lui pousser à plonger dans l’Océan des mots, ne puisse que lui pousser à chercher au fond de son cœur pour créer un monde imaginaire qui peut l’aider à dépasser les malheurs de cette solitude si profonde.
La poésie ne peut venir que de cette façon qui brise le cœur pour que le sang des mots puisse couler librement sur le blanc des papiers, pour que cette souffrance se traduise en un poème chaud et plein de vie, comme le poème dont nous avons parlé maintenant :
« Douleur et doulances
Entre les deux mon cœur balance
Douleur et souffrance
Entre les deux mon corps s’élance
Loin du pays de poésie
Loin de l’abbaye de Thélemme
Loin de mon club de poésie
Et de mes poètes que j’aime
Exilé en Papouasie
En
pleine jungle équatoriale
Où en chœur je râle
Deuil de poésie
Dont les signes tracent mon deuil
En Phlyctènes sanguinolentes
En forme de feuilles
Doucement dolentes. »
En plus, si ce poème là ne reflète qu’une douleur personnelle qui touche en premier lieu le cœur du poète tout seul, et qui le fait penser à sa propre vie, on trouve que notre poète ne s’arrête pas dans cet endroit poétique un peu narcissique, mais il le dépasse pour rejoindre d’autres lieux, ceux des malheurs humaines dans le monde entier.
C’est pour ces raisons là qu’on le trouve dès son deuxième poème traite les conflits humains qui ne mènent que vers la guerre, en appelant les gens avec une grande sagesse poétique à la paix, en faisant éloge à la tolérance, la fraternité et à l’amour qui doivent régner dans le monde pour que les êtres humains puissent vivre ensemble dans le calme créative, dans la paix éternelle.
Et puisque le poète, chaque poète, ne peut qu’être fidèle à ses amis, ceux qui sont tout prés de lui par leurs sentiments ou leurs idées ou leurs rêves humanitaires, on trouve que notre poète Roger Mialon déclare safidélité à ceux qui les aime, et surtout ceux qui viennent de quitter notre monde en rejoignant l’autre monde, ceux qui viennent de mourir en corps mais pas en âme, car leur âme reste toujours vivante à travers les travaux qui ont laissés derrière eux.
Notre poète cite dans cette partie de son recueil de poèmes qu’on peut l’appeler, selon son expression même, la partie des deuils, plusieurs noms de ces gens là, en les considérant en tant que symboles humains célèbres.
Et après les douleurs, les deuils viennent les joies, comme nous a déjà fait signe le titre même de ce beau recueil de poèmes.
Ainsi on trouve que notre poète essaie de décrire la vie quand elle est pleine de vie, c''est-à-dire pleine d’amour, pleine de beauté, pleine de musique et pleine bien sûr de poésie. Il essaie de créer la vie humaine dans sa pure signification, celle d’aider les gens et de voir loin des simples choses, de trouver la vraie joie qui dépasse la joie postiche.
Pour en finir, et pour laisser au lecteur l’occasion de découvrir l’univers poétique de ce recueil dans sa globalité on ne peut que s’arrêter ici et là, malgré notre grande envie de continuer notre voyage dans les rivages de ce beau recueil.
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- Roger Mialon : Douleurs, deuils et joies, éd Mille Poètes LLC. Usa 2007.
- Voir aussi le site : www.mille-poetes.com
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par Noureddine Mhakkak
n_mhakkak@yahoo.fr
© Mille Poètes LLC
http://www.mille-poetes.com
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