Le
vent de tes
silences D''où provient
le vent qui caresse mes oreilles ?
Nul ne
le sait vraiment
: d''un haut talus, d''une balise russe, d''un nuage de
feu. Jamais, je ne saurais si cet élément n''est pas le
fruit des âmes tranquilles, qui veillent sur nous. De vieilles
dames ou de messieurs qui ont fuient la Terre pour arpenter la pente
de nos
silences. Doux souvenirs de courses sur l''eau, le vole des
voiles nous mène sur les flots, nous avançons vers la
paix. Mains dans la main ou le regard en l''air, les oiseaux en
guides sur la surface immobile. Je rêve de ce voyage dans
l''univers de ma raison. La folie de croire au miroir de ta
silhouette, aussi chouette qu''une allumette ; je brûle de désir
et d''impatience, sous un thermique absent. J''ai chaud. En août
ou en juillet, je sillonne l''atmosphère à la recherche
d''un billet pour une vallée de sourire, sans dépérir,
seulement ivre... de liberté.