Le silence
Je me souviens du bonheur
d''être ton partenaire de jeu, du lundi au dimanche. Pendant que
tu
traînes sur les flots, ta joie de vivre, moi je me lamente,
au sujet, de toi, ma douce aimante. Isolé comme un fils depuis
que tu as jouée à l''albatros, ma vie est atroce, sans
soleil. Tu m''as donné trop d''amour avant de prendre de l''air,
du vent. Je succombe face à mes fausses notes, ne connaissant
pas le fond de l''être que tu es, je reste muet, sans partition.
La musique m''enchante quant elle chante les ailes des oiseaux et le
silence m''exaspère depuis que j''ai perdu de vu, toi et mon
père. Je songe à une vie plus marrante où l''on
jetterait nos amarres à l''eau. L''océan est si lointain,
pour moi, maintenant. Sans tes doigts qui courent sur mes cheveux, je
suis un cheval sans scelle, sans cavalier, ô toi ma sirène
de larme. Ton charme fait le tour du monde, pendant que je rêve
de me pendre...
Tu es ma raison d''être,
mon arbre, ma forêt et je dois m''en aller sur des sentiers
inconnus. Je crève de ne pas pouvoir remettre un C à
mes songes nuancés, toi, qui est si lointaine de ma
souffrance, et pourtant installée en France. J''aimerais
t''offrir ce télégramme d''insouciance, te dire que la
vie est belle en haute mer, cachée sous des lunettes noires.
J''aimerais te sourire et repeindre ma chambre de tes loisirs de
reine, deux trois bateaux, et une murène, toi qui serpente ma
vie insouciante, je t''aime.