Magdelon et Cathos, fille et nièce du
bourgeois Gorgibus, trouvent leurs prétendants bien fades et les évincent au profit
des laquais de ceux-ci, envoyés par leurs maîtres pour faire la cour aux deux pédantes qui se piquent de littérature. Le langage et les manières, précieux jusqu’au ridicule, des deux laquais ravissent les demoiselles.
Dans cette pièce très courte, Molière s’en donne à cœur joie pour se moquer de cette mode qui sévit à la cour du Roi Soleil et jusque dans les maisons bourgeoises, pour les sonnets, les
madrigaux et autres mots d’esprit.
Comme toujours quand on lit Molière, on s’amuse et on rit de bon cœur du vilain tour qu’il joue à ses contemporains et les travers de la nature humaine sont à peu de chose près les mêmes au XVIe siècle qu’au XXIe !...