Tout commence dans une ferme situé en Angleterre d'apparence banale mais qui au bout de
quelques pages se révèle bien étrange.
Les
animaux possèdent le don de la parole et sont dotés d'une intelligence humaine. Sage l'ancien qui est un cochon âgé de 14 ans prononce un discours en faveur d'un soulèvement des animaux afin que ceux-ci soient libres et heureux, c'est-à-dire sans les hommes,
quelques jours avant de mourir. Son décès constitue l'évènement déclencheur de la mise en application de ses desseins. Les animaux de la ferme combattent et exproprient le propriétaire et sa femme, ils se retrouvent donc seuls maîtres à bord. Ils prennent en main l'exploitation des terres et en quelques mois parviennent même à augmenter les récoltes. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes des animaux...mais non car le pouvoir est convoité par deux cochons Napoléon et Boule-de-neige. Boule-de-neige tente de l'obtenir de manière démocratique en essayant de séduire par ses idées mais Napoléon ,lui, lance ses chiens sur celui-ci qui n'a pas d'autres choix que celui de s'enfuir et de ne plus revenir à la ferme. Grâce à cette stratégie, Napoléon obtient non seulement le pouvoir mais en faisant régner la terreur il parvient également à faire taire les contestataires. Il instaure à la ferme une véritable dictature arrangeant les lois en sa faveur, choisissant ses assistants, prennant seul les décisions et qui plus il parvient à s'enrichir sur le dos des pauvres animaux de la ferme. Il ira même jusqu'à s'allier avec les hommes ses ennemis d'Antan avant que ceux-ci ne reprennent le pouvoir.
Ce livre est une fable satirique caricaturant Staline(Napoléon) qui était non seulement un des pères mais aussi un partisan du communisme, régime basé sur l'égalité et la mise en commun des richesses, mais qui à côté de cela s'enrichissait sur le dos du peuple qui mourait de faim. George Orwell a su avec beaucoup d'humour et de dérision exprimer des propos acerbes enrobés de miel ce qui accroît encore davantage la triste réalité cachée derrière un nuage de fumée et rend ce texte accusateur : universel et jubilatoire.