Charles Cuvelier est un jeune publicitaire aux dents longues. Il va visiter un appartement mais reste bloqué dans l’
ascenceur.
Un belle dame, celle là même qui devait lui faire visiter les lieux entame la conversation avec lui. Cependant, bien qu’elle ne montre pas d’hostilité à son égard, qu’elle lui procure de quoi se nourrir, éliminer ses besoins naturels et se couvrir, elle ne semble aucunement disposée à appeler des secours. Charles Cuvelier devient vite un objet de curiosité pour tout l’immeuble. Sa prestance, son mordant se heurtent chaque jour davantage à la volonté indémontable de la propriétaire, à la bêtise des gens de passage. Prisonnier du regard des autres avec lequel, en tant que publicitaire, il a tellement joué, Charles Cuvelier se soumet
jusqu'à tomber éperduement amoureux de sa tortionnaire. Est-il libéré des faux semblant, des courses vaines et des sentiments creux grâce à se séjour dans l’
ascenceur ? Il le croit sincèrement. D’ailleurs sa libération est pour bientôt. Son hotesse l’a informé qu’il passerait le réveillon chez elle avec quelques amis. Il est serein et profite de ses derniers moment dans l’ascenceur, jusqu'à ce qu’il entende des bribes de conversation… Le repas c’est lui ! La soirée commence. Sorti de l’ascenceur, il est lavé, peigné, soigné et présenté aux convives. Derrière les mondanités habituelles les indices semblent s’accumuler. Il est la victime annoncé d’un festin de cannibales. La peur des autres l’étreint totalement. Privé de son ancienne assurance, déstabilisé sa paranoïa est totale : il saute par la fenêtre et s’électrocute au sommet d’un arbre en tombant sur les guirlandes lumineuses…
Roman surréaliste qui donne un coup de fouet au jeu des apparences, combat de fauves au crépuscule se lit comme un proverbe.