Suite de :
Les cendres d'Angela et
C'est comment l'Amérique.
Après C'est comment l'Amérique, ouvrage
consacré à son parcours dans le pays, Frank Mc Court expose ici son expérience de professeur. Comment l'idée lui est-elle venue d'enseigner? Quel regard portent (parmi lesquels sa propre femme) les gens sur ce métier? Alors que certains y reconnaissent une profession noble, d'autres y voient un métier de seconde zone pour ceux qui n'ont réussi nulle part. C'est particulièrement frappant lors des réunions parents-profs. Frank a du mal à trouver du soutien auprès de sa mère, si fière de ses deux frères qui ont, eux, des métiers plus lucratifs. Etre prof, c'est aussi avoir un salaire minable, vivre sans chauffage dans un appartement pourri, rêver de livres qu'on ne peut pas s'offrir.
Les anecdotes sont nombreuses quant aux difficultés de l'enseignement même, face à des jeunes désabusés. Frank se pose les questions auxquelles tout professeur est confronté: comment capté l'attention de jeunes désabusés, déjà abîmés par les difficultés de la vie? Comment les intéresser à l'anglais alors qu'ils n'en voient pas l'utilité immédiate? Comment répondre face à leur provocation? Le prof Irlandais propose alors des réponses originales, qui n'ont pas toujours l'aval du chef d'établissement: rédiger des mots d'excuse pour des personnages historiques; chanter des recettes de cuisine comme s'il s'agissait de poème; quand un élève balance un sandwitch à travers la classe, Frank le dévore avec délectation, etc.