AU SECOURS PARDON
Frédéric Beigbeder
6,5/10
SLAVE ET SEULEMENT DISTRAYANT
La suite des aventures d’Octave Parengo, l’homme de Pub, personnage du célèbre roman 99 Francs ne vous laissera pas indifférent, on y retrouve le style sans détour de l’auteur F.Beigbeder.
Octave a 40 ans, il a un nouveau job, il est prié de dénicher entre Moscou et Saint-Petersbourg la beauté de demain, il cherche ce qui fait bander les mecs. Il cherche l’ultime femme de nos rêves aux courbes et traits parfaits. Il est chasseur de chaire fraîche, de filles slaves pré pubères. Il essaie d’aimer ça, il se jure de ne pas tomber amoureux de ses proies aux sexes duveteux. Ces femmes sont destinées à faire vendre des produits cosmétiques de la multinationale L’Idéal.
A travers les aventures d’Octave se trame une réflexion sur la tyrannie de la beauté, et le fascisme installé du paraître tel qu’il s’étale dans les journaux, à la télévision, sur le net. C’est plus un
constat qu’une dénonciation, mais nous sommes effectivement en droit de nous demander : Qu’est ce que la société de consommation est devenu ? et où va t-elle ? Mais réduire la femme à cet objet de fascination et de désir à la limite de la pédophilie crée un sentiment d’inquiétude. L’
image de la femme est dégradée. Octave n’est pas au bout de ses surprises il cherche et recherche encore et encore avec acharnement par tous les moyens nécessaires, il fréquente les lieux russes peuplés de riches hommes d’affaires peu scrupuleux qui ne connaissent aucune limites à leurs délires pédos-sados-masos. Alors il finira par trouver Lena qui ne l’épargnera pas d’atroces souffrances.
Au secours pardon manie la caricature, par moment le dégoût surgit d’entres les lignes, peut-être par nécessité ? Malheureusement le manque d’action lasse et la vision trop pessimiste sur l’image de la femme que la société a crée finit par insupporter. F. Beigbeder a le mérite de s’être pencher sur le sujet et d’y mettre sa pointe surprenante, à la fin du roman. Je suis, je l’espère, le plus loin possible de ces sphères trop artificielles qui existent, sans nul doute.
Alors lassant dégoûtant ou inspirant et constatant, à vous de voir ? Si ce livre vous énerve c'est normal, ne vous inquiétez pas trop ...
Pour finir, j’ai trouvé cette phrase du récit troublante : « Les filles qui font consommer les femmes sont celles qui excitent leurs maris » à replacer dans le contexte, page 20 du roman.