Lorsqu''''il y a trois ans, j''''ai ouvert ce livre, je ne connaissais ni l''''auteur, ni son talent, consacrée à lire pratiquement
que de la
littérature française, profession oblige.
Cet auteur portugais de renommée mondiale et d''''un talent hors du commun m''''a ouvert de nouvelles portes pour réaffirmer ma conviction sur la littérature porteuse de messages universaux.
Un matin, conduisant sa voiture pour se rendre au travail un "monsieur tout le monde" est atteint de cécité, aidé par des gens, il retrouve son domicile et va consulter un médecin...
L''''histoire, que je qualifierai plus comme une
allégorie que comme un roman, se situe dans un pays sans nom, où les gens sont atteints de ce mal étrange et honteux, ils deviennent
aveugles.Toute la population d''''un pays le devient et chacun lutte à sa manière pour survivre.Les mesures du gouvernement sont sans appel, cette partie est d''''une grande force car elle sous-entend tout ce que le pouvoir est capable de faire quand le "royaume" lui echappe. On commence par enfermer les premiers pensant ainsi irradier le mal, mais celui-ci se propage à une vitesse que rien ne peut arrêter.
Pourquoi une allégorie: ces gens deviennet aveugles car ils ne se rendent pas compte de leur petite vie, de la corruption, de la "pourriture", de la décheance du monde qui les entoure.
Tendre: liens d''''amitié et solidarité qui se tissent; violent: qui va prendre le pouvoir dans cet univers devenu chaotique et passionnant par tous les moyens qu''''utilise l''''auteur pour nous faire comprendre son désarroi vis-à vis du monde.
Ce roman vous emmènera à vous poser toutes les questions pertinentes sur qui sommes- nous et quelle place devons-nous jouer sur cette terre...Il laisse un goût amer sur nos petites habitudes, notre confort et notre peur de voir la réalité en face et surtout il nous laisse cette envie de nous battre pour un monde meilleur.
Il fait partie d''''une trilogie:
La caverne et La Lucidité, je vous ferai part de mon opinion sur les deux autres tout aussi poignants.
L''''aveuglement est assimilable à Voltaire et son
Candide ou plus contemporain à
La peste de Camus.On ne reste pas les bras croisés ou du moins les neurones noués après l''''avoir découvert.
Je vous préviens que pour ceux qui sont comme moi habitués à la littérature française, il peut être au début un peu déroutant, mais très vite nous oublions les méandres du style particulier de l''''auteur, où narrrateur, personnages et auteur s''''entremêlent pour entrer dans le texte...