L'action du roman se déroule à Metz. Sur les conseils de son ami Didier Roth, sociologue réputé, Ernest Barthélémy, ingénieur, conduit son fils Brice, bègue comme lui et la plupart des hommes de sa famille chez une orthophoniste, Patricia Wigéric. Jusque là, Brice a vécu dans un relatif isolement, dans la superbe villa de ses parents, à jouer avec son poney, Silence, à improviser au
violon, avant de commencer à prendre des leçons. Il devient l'ami du fils de Didier, Alain. Sa mère, Eve, qui mène des recherches sur George Sand, semble détachée des charges domestiques, laissant à Ernest le soin de s'en occuper. Grâce à son talent, Patricia parvient peu à peu à effacer le bégaiement de Brice, mais aussi d'Ernest, dont elle devient la maîtresse. Si Didier cherche dans les livres une explication de type sociologique de l'origine du bégaiement, Patricia en vient à s'intéresser à la famille Barthélémy. Les progrès de Brice, tant pour le violon que pour l'élocution, sont spectaculaires. Ernest a aménagé une double vie,
qu'Eve accepte de plus en plus difficilement. Patricia, en revanche, semble heureuse, elle attend un enfant d'Ernest. Mais une lettre anonyme lui apprend qu'elle est la fille d'Edouard, l'oncle d'Ernest. Après la réussite de Brice au concours d'entrée au conservatoire, elle est prise d'un malaise et avorte. Ernest, soudain pris d'une volubilité surprenante se révolte contre son destin. Mais il se prostre ensuite dans le silence. Sa liaison avec Patricia, qui s'expatrie au Quebec, s'achève. Eve et Ernest se rapprochent, sans qu'Ernest ne retrouve vraiment l'usage de la parole. Brice choisira dans son existence le laconisme et confiera au violon l'expression de ses émotions.
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