Synposis Suite à un accident, Giambattista Bodoni, surnommé Yambo, est plongé dans un coma profond...
et en ressort amnésique, avec un passé perdu dans les méandres de sa mémoire. Si ses connaissances culturelles et pratiques sont intactes, ce qui le concernait personnellement a disparu de ses
souvenirs. Ses premiers efforts pour retrouver se souvenirs, ses promenades dans Milan, le soutien de sa femme ne donnent aucun résultats, Yambo ne se souvient pas avoir été ni Yambo, ni Giambattista Bodon...
Sur les conseils de sa femme, il décide donc de procéder à un retour aux sources, de retourner dans la maison de campagne de son enfance, et de replonger dans les cartons qui ont conservés les traces tangibles de son passé d''écoliers... arrivera-t-il à se souvenir et à enfin retrouver à qui ou à quoi correspond le nom de Loana, seule rémanence tangible de ce passé perdu ?
Opinion
Dans une histoire, l''amnésie sert souvent de ressort scénaristique, de sparadrap à une histoire bancale. Bref, elle est souvent mal utilisée. C''est loin d''etre le cas ici! Dans ce livre, Umberto Eco se sert (admirablement) de l''amnésie comme prétexte pour plonger au coeur de la mémoire de son personnage et des processus du souvenir.
L''histoire commence donc avec l''amnésie, mais parle surtout de la mémoire, des souvenirs, et de l''Italie au temps du
faschisme vue par un enfant. Au travers de ses lectures de jeunesses, d''illustrés divers et de chansons traditionnelles, le personnage nous emmène dans l''Italie de son enfance, aussi heureuse que dangereuse. Une vraie quete de la mémoire, qui s''avère passionante.
Le brillant sémiologue qu''est Umberto Eco nous emmène donc dans les images et symboles du passé, ainsi que sur leur trace sur notre mémoire.
Tout au long de son déroulement, le livre est illustré de diverses couvertures de bandes dessinées ainsi qu''agrémenté de chansons traditionnelles. L''histoire est passionante, agréable et instructive. Néanmoins, comme la plupart des livres d''Eco, je ne dirais pas le livre n''est pas facile à lire (mais néanmoins plus facile que le pendule de Foucault). Le vocabulaire utilisé est recherché et els références y sont nombreuses. Néanmoins, pour qui est pret à faire l''effort de le lire,c ''est un de ces (rares) livres dont on sort enrichi.