Mémoires de mes putains tristes
Summary rating: 4 stars
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300
Publié le : juin 22, 2007
Ce livre est court et heureusement : García Márquez n’est plus l’écrivain qu’il était dans ses derniers livres. Sa biographie immense est insipide (Confieso que he vivido), son écriture plate et ce qu’il raconte inintéressant. Celui-ci est court je le répète et c’est pour cette raison que le lecteur arrive jusque la fin. La veille de ses quatre vingt dix ans, le narrateur de ce roman décide de s’offrir une vierge. Une maquerelle, grande amie de celui-ci, lui trouve une pauvre vendeuse de bouton de quinze ans qui accepte pour avoir de quoi nourrir sa famille. L’homme est timide et tergiverse à la consommation de cette enfant. Ils n’ont au début qu’une seule relation très timide : il la regarde dormir. Plusieurs péripéties jalonnent l’histoire, la mort d’un client, l’orgueil du narrateur, etc… Des péripéties entrecoupées par la narration d’anecdotes de son passé : ses relations avec des femmes… enfin ses relations avec des prostituées car toutes les femmes qu’il aura connu sont des putes. Ça n’empêche que le livre contient quelques pages sur l’amour et que l’auteur n’hésite pas à créer une relation amoureuse entre le vieillard et la gamine mais sans qu’il n’y ait jamais un échange entre les deux personnages. (On regrette ici les pages d’amour dans Amor en tiempos de cólera) Le désir est présent mais dire que l’amour n’est que désir et respect me semble un peu exagéré. Dans l’ensemble donc, ce roman est léger, respectueux et humain mais ce n’est pas celui qui restera dans les mémoires.Écrivez votre extrait ici.