J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir
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Publié le : juin 01, 2007
Comme le titre le dit déjà, ce livre est l'histoire d'une jeune fille de quinze ans seulement. Elle est saisie par la peur de mort, non parce qu'elle soit atteinte du SIDA ou d'une autre maladie incurable, mais parce que c'est la guerre mondiale qui ravage le Terre. Elle est d'origine hongroise et vit avec ses parents dans un petit appartement près du Danube. Pendant deux mois, ils vivent avec les autres habitants de la maison dans la cave obscure, si déprimante. Il s'agit de couples mariés et de veufs. L'auteur décrit les soucis de ces gens, qui sont d'ordre matériel: la farine est devenue rare et pour avoir de l'eau il faut sortir du bâtiment et marcher une certaine distance, ce qu'ils n'osent pas. Leur seul espoir est un soldat qui leur apporte à manger.
La jeune fille passe son temps à lire, sa passion. Mais à cause de la lumière insuffisante, elle voit de moins en moins bien. Pourtant elle ne veut pas en parler à sa mère, car de toute façon rien ne pourrait être changé.
Après des semaines, le soldat vient un jour dans la cave et déclare avec joie qu'une source d'eau propre a été découverte. Tout le monde accourt et le suit. Assoiffés et sales, ils se hâtent dans la rue. Devant l'ancien établissement des bains, ils escaladent un gros bloc de pierre et y entrent. A l'intérieur, il y a des carrelages en mosaïques multicolores sous lesquels se trouvent deux cadavres de chevaux. Ils parcourent le labyrinthe et arrivent au bassin. Tout d'un coup, tout le monde s'arrête: dans ce bassin flotte un cadavre. Pista dépose alors une longue planche au-dessus du cadavre, qui les regarde les yeux grand ouverts, pour arriver à l'eau. Pleins de joie, ils se déshabillent et se risquent dans l'eau froide. Leur joie se change soudain en épouvante, quand une mine explose très près d'eux. En toute hâte, ils se revêtent et sortent de l'établissement pour revenir dans leur cave.
Un jour, Pista, le soldat qui les alimente, apporte avec lui un jeune couple aimant qui ont dû quitter leur abri. Sans aucun murmure, on les accueille et met à leur disposition un coin où ils peuvent se coucher. En plus, quelques-uns des habitants de cette maison leur donnent des choses qui leur faut. Dès maintenant, ils appartiennent à la „famille". Quelque temps après, les deux, Eve et Gabriel, annonçent aux gens rassemblés qu'ils iront se marier le lendemain et que tout est arrangé avec un prêtre. Ce jour, tous mettent leurs habits de dimanche et cherchent des choses qu'ils pourraient leur offrir. Le prêtre vient à quatre heures du matin pour célébrer ce grand événement que tout le monde a attendu avec impatience.
L'après-midi, Pista décide d'aller voler un voile de mariée pour Eve, car il se souvient d'un magasin de mode où on en trouvait avant le siège. Cette fois-ci, il ne part pas tout seul, il est accompagné par un des habitants, le Docteur. Mais les deux ne reviennent pas. Huit heures moins le quart, enfin! Mais tout a changé. Le Docteur décharge Pista de ses épaules, tous les deux sont couverts de sang. Le soldat est mort; une mine l'a atteint en plein.
Après quelques jours, la jeune fille et son père décident de tenter l'aventure: ils partent pour leur villa du Hüvösvölgy où sont installés leurs amis. Pour ne courir aucun risque en rencontrant des Russes qui se sont emparés de la ville, son père emporte deux seaux vides et la jeune fille elle-même est coiffée par sa mère en garçon, met une paire de lunettes et met son bras droit en écharpe pour simuler une blessure. Sans avoir rencontré aucune difficulté, ils arrivent à la villa où ils retrouvent leurs amis qui les ont déjà crus morts. Le lendemain, ils repartent pour Budapest.
Peu après, la jeune fille et ses parents décident de quitter Budapest et de gagner leur maison de campagne pour vivre en paix et en silence. Ils partent en train avec beaucoup de soldats et de femmes russes pour Baja. Mais en cours sa route et aborderait la Russie. Les gens qui veulent aller à Baja, prient les Russes de les laisser descendre pour satisfaire certains besoins naturels. En effet, il peuvent sortirent et...ne reviennent plus: ils s'avancent alors à pieds pour atteindre leur but. Il leur faut trois jours.
Arrivés à la station de Baja, ils se renseigent auprès d'un cheminot sur les possibilités de franchir le Danube. Il leur dit qu'un train militaire quittera la station une demi-heure plus tard et que ceci est leur unique chance. Le père explique leur situation à un très jeune soldat bulgare, qui leur permet d'y grimper; il l'arrangerait avec ses camarades. Ils s'asseyent sur l'afflût d'un canon, pendant que le wagon se remplit de soldats bulgares. Le convoi se met en marche...