Ma vie a défilé comme celle de ceux qui vont mourir !
Le Simoun se lève, un nuage de poussières déchire mon visage…L''horizon
est un mur noir ; une nuée ardente d''un volcan de haine fond sur moi, sans autres intentions que m''éteindre. Je creuse un trou, avec mon corps en sang. Je sais que bientôt, je ne respirerais plus… Je me love, m''étreint dans un dernier geste d''affection. Je regarde la photo de mon fils…Je ne suis pas dupe ! Il me ressemble aussi.
La colère irrationnelle de mon ex, passe au dessus de moi. Elle se déchaîne, violente et aveugle. J''entends Nino pleurer dans ses rugissements. Oui, il faut mourir pour renaître…
Je me suis enterré insecte ! J''ai ressuscité Scorpion, adapté à cet univers stérile. Je suis noir, brillant, armé…et je pars, en paix.
La place de mon ex-femme est dans son asile.
Mais je regarde la photo de notre fils…Mais la loi du quotidien s''en fout…Mais la vie se reprend à la force de l''espoir. Le lien existe toujours. J''ai frappé à cette porte gigantesque ou les gravures de goules côtoient les pentacles sataniques, et j''ai dit à la sainte patronne des fous, que même si l''enfer se cachait derrière, j''irais rechercher mon môme…
Le gardien du seuil était épuisé, mais n''a jamais perdu sa vanité et son arrogance…
J''ai revu mon garçon d''abord tous les quinze jours, puis toutes les trois semaines et aujourd''hui deux fois par an. J''ai appris à me dire que certain papa quantité n''était pas des papas qualité…Merde,
faire six cent kilomètres en un week-end pour le voir à peine dix heures…
Apres avoir vécu la démolition systématique mais inutile de mon garçon, j''ai pris le temps pour essayer de me recoudre…
Quand on tire sur les bords d''une plaie, on ouvre un peu plus celle d''à coté…
Les douleurs reviennent, trop fortes, et les liens se tendent…Oui ! Tout s''est mélangé…
Plus de critiques à propos de 5ème extrait de meme si je n''arrive pas à faire comme les autres