Sous le choc d’une déception amoureuse, le narrateur se remémore la tragédie qui a frappé l’un de ses amis victime d’une femme mystérieuse que d’aucuns ont surnommée drosera capensis. Combien de proies humaines, évoluant dans le sillage de son environnement immédiat, cette belle plante carnivore capturera et digérera-t-elle ? Prudence, certaines étoiles s’éteignent brusquement pour que leur lumière ne pâlît jamais…
Cet ouvrage dresse un tableau dans lequel de folles amours conduisent peu à peu les différents protagonistes vers un dénouement fatal. Ainsi, le paysage périgourdin sert de décor, sous le prisme d’un névrosé, à l’idylle d’une femme pour un jeune homme amoureux d’un copain d’enfance qui est sur le point de se marier avec une jeune bourgeoise.L’auteur enchante le lecteur, à travers ce récit passionnant sur fond de mises en abyme, grâce à l’ironie du peintre et à la culture du savant. Sans conteste, Gaspard-Hubert Lonsi Koko dévoile les diaprures d’un monde en plein questionnement.
En tout cas, on constate que l’être humain a de plus en plus besoin de quelque dose d’exotisme. En vue d’assouvir ses fantasmes, sans avoir peur de bousculer les moeurs, il s’élance désespérément à la recherche de l’animal sauvage. De nos jours, il n’est plus rare de croiser une tigresse, voire un vampire, à visage humain. Chacun se contente de jouer son rôle, peu importe lequel. Ainsi va la vie ! La destinée d’un être vivant et conscient n’est-elle pas déterminée par la totalité de ses actions passées, de ses vies antérieures ? Rien d’étonnant, car ces individus transitoires ne font qu’auto-libérer leur karma.