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Accueil Shvoong>Livres>Roman & Nouvelles>Le démon et mademoiselle Prym

Le démon et mademoiselle Prym

par: Thejoker1978     Auteur(s): Paulo Coelho
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L’histoire de la demoiselle Prym dans le livre de Paulo Coelho « Le Démon et mademoiselle Prym » est l’histoire d’une tentation collective. Tout homme et toute femme est empreint à la tentation. Ce que Paulo Coelho insinue dans sa parabole est que les crimes découlent de ce mot : tentation. N’importe quel homme qui suit le chemin et les commandements de Dieu peut un jour ou l’autre succomber à la tentation. Pour illustrer cette hypothèse, Paulo Coelho site à plusieurs reprises « La Bible ». L’homme de bien n’est pas un homme où rien ne se passe. On peut très bien être homme de Bien et succomber au Mal. L’homme de Bien est en perpétuel combat et dans ce livre, le Mal est un homme représentant le Démon. Apporter onze lingots d’or dans une petite bourgade où n’habite que des paysans entraîne sans aucun doute la discorde dans un endroit où règne la paix. C’est toujours en promettant à quelqu’un ce qu’il n’a pas qu’on éveille en lui le désir de vouloir commettre des crimes. Cependant si l’on ne revient pas vers sa raison, si en définitive le Mal l’emporte sur le Bien, c’est en faisant ce choix et en commettant un tel outrage à la loi qu’on se dirige vers le chemin de la perdition et de l’enfer. Dire de quelqu’un qu’il m’a calomnié en m’incitant à commettre un crime n’est pas un discours satisfaisant pour assurer sa défense. Il faut agir dans le monde de telle façon que l’on doit toujours s’empêcher d’agir mal. Ne pas faire ceci reviendrait à dire que l’on a un pied dans le Mal et un autre dans le Bien et qu’on est déjà passible d’être un agent du démon. Le dénouement de l’histoire ne pouvait être que bon. Après que les habitants de Bescos aient choisi Berta en sacrifice à l’étranger, mademoiselle Prym se posa la question sur ce que vaudrait cet or s’ils n’ont aucun moyen de le justifier. Ainsi l’or en lui-même ne vaut rien si on n’a aucun moyen de justifier sa provenance. Pour illustrer cet argument, elle donne l’exemple du roi Mirdas que Dieu châtie en transformant tout ce qu’il voit en or. A la fin, ce roi meurt de faim car tout autour de lui est devenu or. L’or n’a donc aucune valeur en soi si on ne possède pas sa contre-valeur en richesses.

Publié le : 03 mai, 2010   
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