Le XIIème siècle est une société chevaleresque où l'on aspire à plus de courtoisie, d'honneur et de loyauté. On rève de perfection
et le "chevalier errant" fait son apparition, tel Lancelot qui rentre dans notre patrimoine litteraire et qui correspond tout à fait à l'aspiration et à la glorification de l'homme guerier en attente d'aventure pour justifier une mise à l'épreuve.du pouvoir et du savoir., donc de la sagesse.
Inventeur du Graal, Chrétien de Troyes qui a vécu à la cour Aquitaine sera surpris par la mort et n'aura pas le temps de terminer son ouvrage, pour en expliquer le sens mystérieux. C'est Robert de Biron qui relève le défi et propose d'y apporter un sens philosophique et religieux mais qui d'après lui est avant tout destiné au clergé comme un
chemin d'initiation pour mieux aller à la rencontre du
Christ. C'est lui qui va donner par la suite une "christianisation" au graal en rédigeant L'histoire du Saint Graal qui relate la transmission du secret de la mort et la résurection de Jesus par Joseph d'Arimathie, gardien du corps du Christ qui pour finir sera celui qui recueillera les dernières gouttes de son sang dans un vase remis par Ponce Pilate.
Membre du Sanhédrin, Joseph d'Arimathie est probablement un très riche négociant qui fait commerce de l'étain entre la Palestine et Marseille.
Georges A.D. Martin nous fait partager tout au long de son captivant récit les nombreuses similitudes qui existent entre le chemin du graal et celui de l'étain en Provence qui d'après lui
ne pouvaient que conduire aux mines de Cornouailles et un peu plus haut vers le Nord à Glastonbury.
Vérités et légendes se succèdent tout au long de cette quête mélant des faits historiques incontestables qui font réfléchir et pousse le lecteur à examiner de plus près ce possible chemin qui est minutieusement détaillé dans l'ouvrage.