Dans une époque non déterminée, peut-être pas si éloignée, dans l’esprit de l’auteur, de la période de sa rédaction (1990),
la «
fracture sociale », selon l’expression initiée par Jacques Chirac, a définitivement divisée la société (française) en deux camps hostiles : les riches et les pauvres. Cependant, pour se donner bonne conscience, les riches contribuent à entretenir la fracture sociale en venant en aide aux pauvres, en les « sponsorisant », sous forme d’instituts caritatifs qui mènent entre eux une guerre économique et aux subventions possédant tous les aspects de la lutte que se livrent les entreprises dans le système capitaliste. On suit le héros, Alain Cesbran, employé par une
compagnie de ce genre, manipulé par sa Compagnie du Christ pour gagner des « parts de marché » sur le marché des pauvres.