Jeanne d’Arc et la Mandragore
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Publié le : décembre 12, 2007
Se référant à d’authentiques manuscrits et autres documents sûrs, l’auteur suggère une nouvelle interprétation de la vie de « la Pucelle d’Orléans », qui diffère quelque peu de l’histoire officielle.
En 1385, en pleine ère de l’Inquisition, Charles VI épouse Isabeau de Bavière. A cette époque, l’on croyait volontiers à la sorcellerie et aux pouvoirs magiques ou maléfiques de certaines plantes, en particulier la mandragore, à qui l’on attribuait des pouvoirs hallucinatoires. L’Inquisition poursuivait également sans merci les personnes accusées de tremper dans la sorcellerie et d’utiliser des plantes telles que la mandragore. Quand en 1391, Charles VI a eu son premier accès de démence, certains ont laissé entendre qu’il avait été empoisonné par des plantes.
A la naissance du futur Charles VII, en 1403, sa légitimité fut mise en doute ; il était, disait-on, le fils d’Isabeau et de son amant le duc d’Orléans, frère du roi. D’autre part, selon certains documents, Isabeau aurait accouché le 10 novembre 1407 d’un fils nommé Philippe, qui serait mort le même jour. Fait étrange, aucun chroniqueur de l’époque ne semble s’accorder sur cette version : certains ne précisent pas le sexe de l’enfant, d’autres ne mentionnent pas l’accouchement ; par ailleurs, on ne trouva à Saint-Denis, lors de l’exhumation des cercueils des rois et reines de France en 1793, aucune trace d’un bébé nommé Philippe.
En 1764, Villaret, dans la seconde édition de la Grande Histoire de France, change le nom de Philippe en « Jeanne ».
Pendant la grossesse d’Isabeau, une femme nommée Jehanne d’Arc, veuve du frère aîné de Jacques d’Arc, aurait été présente à la Cour et aurait reçu de l’argent de Charles VI. Jacques d’Arc et sa femme Isabelle, contrairement à la version officielle, jouissaient d’une certaine position dans leur village. Il semblerait aussi qu’Isabelle aurait accouché de sa fille sans jamais avoir paru être enceinte.
A partir de ces fait, et de bien d’autres qui les corroborent, l’auteur échafaude une brillante théorie sur ce que l’on ne peut qu’appeler le « mystère de Jeanne d’Arc ».