Parler de la deuxième guerre mondiale en Bretagne est toujours délicat ; les hautes sphères du PNB ayant ouvertement
collaboré, peu regardant sur l’idéologie pour une once d’autonomie.
Cela dit, tous les bretons n’appartenaient pas au PNB et loin s’en faut. Ce livre réhabilite la mémoire de combattants de l’ombre. L’historien dresse un catalogue-hommage de ces combattants et ce qui étonne c’est la similitude de leurs destins. Beaucoup des bretons résistants étaient pro nazistes par ignorance puis résistants par conviction et enfin après la guerre, ont fini membre d’ordre druidique ou créateur de cercle celtique. La force du livre tient de ces témoignages où l’action prend des tons épiques pour raconter les prouesses de ces antihéros. On sent vibrer le sang aux sons des sabotages, commandos, renseignements, infiltrations, liaisons avec le SAS, attaques de convois, parachutages d’armes sous les couleurs noires et blanches du gwenn ha du.
C’est un ouvrage de référence à consulter pour y pêcher des informations. Sa lecture brute est un brin lassante d’autant qu’on doit déplorer fautes d’orthographes, de frappes ou autres mots manquants qui parfois frustrent le sens. Mais c’est un ouvrage d’histoire pour nous rappeler, à nous autres jeunes générations du XXIème siècle, que ce que les jeunes de 1940 ont fait n’est pas vain et qu’ils ont contribué à construire ce que nous sommes aujourd’hui, tant nationalement que régionalement.