l''esprit tueur
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Publié le : août 26, 2007
L''esprit tueur. C''était un vendredi et l''orage grondait, j''annonce à Tracy, ma femme, que nous serons locataire d''une petite battisse dans les champs que nous convoitions depuis tant d''année. En tant qu''écrivain, j''aime le calme, l''odeur du blé, le chant des oiseaux le matin et c''est tellement plus pratique pour Tracy qui compte reprendre la boulangerie de son père. Pour moi, c''est une liberté et mon épouse trouve ça si romantique. Je décide donc de dire au revoir à mon cher voisin Jack, un vieil ami à mon père, moustachu et bedonnant qui ne se sépare jamais de son vieux chapeau et toujours prêt à me conter de vieilles histoires. Mon père et lui se sont rencontrés lors de la guerre du Vietnam. Depuis ils ne se s''étaient plus quittés au point de devenir voisins. L''appartement était celui de mon père et nous l''avions occupé à sa mort. Je serre donc jack dans mes bras et lui dit que Tracy viendra après le travail. Au moment de partir, je sentis la main ridée de Jack s''accrocher à mon bras. Je me retourne et voit Jack sérieux: "- Viens que je te comte une dernière histoire… à propos d''une bâtisse…" Mes valises bouclées, j''appelle un taxi. Nous nous éloignons du bâtiment, je me retourne pour faire un dernier signe à jack qui fait de même du haut de son balcon quand soudain, j''explose de rire, je repense à la fameuse histoire de ce merveilleux voisin. Il commence à perdre la tête. Après trente minutes de trajet, nous arrivons près d''un petit chemin divisant un champ en deux parties. L''orage s''est arrêté. Les tiges de blés sont énormes et le reflet du soleil donne une couleur dorée au champ. Derrière se cache une belle demeure. C''est là que le "conte de fées" commence. Une couleur rosée recouvre joliment les murs. Le toit forme une petite pyramide au dessus de la maison. Je dépose mes valises dans le hall. Il contient un miroir et un porte-manteau. Une porte en marbre nous mènes dans un couloir recouvert de tableaux qui relie plusieurs pièces entre-elles. Cela paraît à mon goût. Soudain, un cri aigu jaillit d''une pièce. En ouvrant brusquement la porte, cet étrange bruit disparaît. Mais j''en profite donc pour visiter cette pièce. C''était, semble-t-il, le petit salon; j''avais quand même un regard incertain mais curieux. Cinq minutes plus tard, me voilà en train de visiter la maison entière. J''ai complètement oublié ce drôle de cri mais il me semblait humain, comme celui d''une femme. Non, impossible, cela doit être le vent sifflant dans la cheminée. Je suis épuisé mais il faut déballer mes valises… Trente minutes plus tard, tout est rangé. Maintenant impossible de tenir debout je vais donc me coucher. La chambre est immense, avec le stricte; nécessaire mon lit, ma garde-robe en bois, et une table de chevet où je pose un verre d''eau, mon livre de chevet et pour personnaliser le tout, j''y mit une photo de mon épouse et moi lors de notre mariage, Tracy et moi nous nous connaissions depuis huit ans; j''en avais vingt et Tracy dix-neuf. Nous étions devenus de très bons amis. Trois ans plus tard, mon père est décédé. Tracy m''annonçait qu''elle voudrait vivre avec moi pour le reste de sa vie. En réalité, moi aussi je l''aimai mais je n''osai lui dire. Nous nous sommes mariés il y a maintenant un an de cela et nous nous aimons comme deux tourtereaux. Il est cinq heures, et ma femme rentre enfin. "- salut chéri ça va? Lui demandais-je en l''embrassant. Ca va. Tu as déballé les valises? Oui, tout est rangé, ne t''inquiète pas, ensuite, je me suis reposé une petite heure. Allez retire ton manteau. Je vais te montrer les pièces dont tu n''a pas encore vu." Pendant une petite demi-heure, nous revisitons la maison main dans la main. Après notre petite visite, je me demande à Tracy de se reposer dans la chambre pendant que je prépare le souper. Deux heures plus tard, le dîner est prêt. Sur la table, il y a du poulet, des pommes de terre, comme envin de première qualité et pour couronner le tout, j''ai allumé des bougies. J''appelle Tracy pour venir me rejoindre et nous dînons en tête à tête en nous jetant des mots doux comme-ci c''était notre premier dîner. Ensuite, nous avons regardés la télé et nous nous sommes partis nous coucher vers onze heures. Le lendemain, Tracy n''est plus au lit. Soudain la porte s''entre ouvre, c''est elle avec le petit déjeuner. Elle s''assoit au bord du lit. "- Christophe, il faut que je te parle, me dit-elle. - oui, de quoi s''agit-il? - cela fait maintenant un peu plus d''un an que nous sommes mariés, nous avons une belle maison, j''ai un mari merveilleux, me dit-elle avec un sourire en coin très radieux. Mais je pensais que pour combler le tout, nous devrions avoir une enfant. - Tracy, nous n''avons pas encore profité de notre demeure et il te faut un bébé? - mais j''en rêve depuis tant d''années me dit-elle en faisant de grand gestes. Il y a un instant de silence, ensuite je prends la parole. je vais y réfléchir d''accord? Elle a l''air déçue mais je la rassure en l''embrassant sur le front et elle part travailler. Maintenant que j''y pense, moi aussi je veux un enfant. Pendant une semaine, nous vivons un conte de fée mais chaque fois que Tracy me parle du bébé, mes points se serrent comme si une force s''en emparait. J''ai de moins en moins envie d''être papa. Je deviens agressif avec ma femme. Mais le cauchemar commence un lundi matin. Je suis dans le salon en train d''écrire mon troisième livre lorsque j''entends un cri d''enfant. Je monte, mon cœur bat à la chamade je me rapproche de plus en plus de cet étrange bruit. Je monte au grenier. Il n''y a qu''une pièce. Quand j''entre, le cri cesse mais il y a un berceau. Je m''arrête un peu, de peur qu''il y ait un bébé, mais il n''y a rien. Cette fois ce n''est pas mon imagination. Maintenant que j''y pense, le bruit de la semaine passée était vraiment celui d''une femme. Christophe, où est-tu? C''est Tracy. Elle m''appelle, il faut que je descende. Tracy il faut partir d''ici, lui dis-je. La semaine passée j''ai entendu un cri de femme et à l''instant celui d''un enfant, allez prépare les valises. Elle éclata de rire. Mais Christophe, qu''est ce qui te prend, tu es fou? Je ne sais pourquoi je l''ai giflée violemment mais jamais je n''aurais fait cela auparavant. Même si elle me menaçait d''un revolver. Un esprit me manipule c''est impossible. Jamais je n''aurai fait une chose pareille. Tracy pleure, elle s''est relevée et sort en claquant la porte Je pleure, je m''arrache les cheveux. Je dois me calmer, je ne sais pas ce qui m''a pris. C''est vrai, je deviens fou mais il faut partir. Je prépare donc mes valises tout seul. Une heure plus tard, je me suis calmé. Soudain, j''ai une envie profonde de lire. Je tombe sur un journal intime. Celui d''une jeune fille qui habitait dans cette maison. Elle raconte que ses parents s''aimaient beaucoup mais plus le temps passe, plus le père ne supportait plus sa mère. Chaque fois que son épouse lui parle du désir d''avoir en deuxième enfant, il serre ses points très fort. Un jour, elle lui annonce qu''elle est enceinte. Il la frappe violemment et lui donne plusieurs coups sur le ventre. En lui crachant dessus, il lui murmure: " maintenant que ce bébé est mort, part chez le médecin pour que je sois persuadé qu''il n''existe plus; mais surtout ne lui dit rien de ce que je t''ai fait!" et il part. Après la visite chez le médecin, il l''attends dans le salon. "- Alors, tu lui a dit quoi? Demande-t-il." Sans le regarder, elle lui répond. "- Je lui ai dit que j''étais tombée violemment dans les escaliers et alors…? Quoi et alors? A ton avis, il est encore vivant! S''écrie-t-elle. Il la frappe encore violemment. Il crache dessus et lui dit: "- un jour, j''te tuerais, ne me parle plus de cette manière ou j''te ferais comme le bébé! Tous