Réminiscences
Survoler les esquisses violacées d’une enfance,Contrer la rouge tempête de leurs cœurs arrachés.Et quand soudain noircissent mille dés en violence,Se jouer l’interprète des douleurs orchestrées.Sur le bord du rivage, une
clepsydre est posée ..Ombrageuse coulée de vos encres meurtries,Un rappel endiablé, qu’amenuisent nos cris.D’un tracée de la plume, à la blême teinture,Il balaie cette écume de saignantes blessures.Pour ne plus se souvenir, n’espérer que le jour.La mémoire des secrets jaillira de leurs cierges.C’est au temps d’un avenir, au périple d’un retour,Que les anges affamés périront sur la berge.Amer goût de présage, la clepsydre est levée ..Contournant chaque trait, nos humeurs torrentielles.Feuilletant les images si longtemps embuées.Elle s’agrippe au carnet, d’où raisonne l’appel.Enserrant leurs deux pages de rêveries coloriées.Une lame à la main et leurs sangs emmêlés,La gravure d’un destin qui n’a pu s’achever.Un ultime regard, une douceâtre césure,Puis se joindre au hasard, d’une vive éraflure.
Sahel
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