Elles sont mes amies depuis bons nombres d’années et ça je
le sais…
Oui je les aime ces boules, ces Geishas là…on dirait deux
sœurs jumelles distantes l’une de l’autre mais toujours ensembles car reliées
par ce
petit fil qui leur permet de se retrouver, ce petit fil de la vie, elles
sont belles, rondes, lisses, tendre, amantes, leur matière en métal leur
procure une couleur blanchâtre comme celle de la peau des Geishas…
J’aime les tenir dans ma main, les caresser, les
regarder…déjà j’en suis excitée. Savoir que l’instant d’après elles vont venir
là se placer en moi, me pénétrer, glisser doucement sur ce chemin de
l’impudeur…déjà j’en suis mouillée.
Je m’allonge nue sur mon lit et mon corps de ses courbes, de
ses rondeurs dessine un terrain propice au plaisir. Je prends ce petit écrin en
bois tapissé de velours bleu nuit, je l’ouvre et je les libère de leur nid, de
leur nuit. A mon contact elles récupèrent de ma chaleur et telles deux poupées
endormies elles se réveillent, elles s’animent…
Je les porte à mes lèvres, leur donne un doux baiser comme
pour mieux les réveiller et les pose sur moi… Lentement elles se promènent sur
ce terrain vallonné, passent entre deux collines coiffées d’une goutte de lait
telle une montagne de ses neiges éternelles, la petite bille de métal qui est
en elles fait un cliquetis comme les semelles de bois des chaussures de Geisha
sur leur pas…
Elles avancent se suivant indéniablement vers mon intimité,
mon temple du plaisir… Elles arrivent sur ma perle gonflée de désir, la
caressent en passant dessus et délicatement elles entrouvrent mes lèvres
humides. Là elles s’empressent, se rejoignent l’une contre l’autre comme pour
regarder ensemble un fruit qu’elles auraient envie de goûter, un abricot avec
son noyau de plaisirs, de jouissance.
Avec l’aide de mes doigts doucement elles passent cette
porte du temple. Elles s’y engouffrent l’une après l’autre se tenant par la
main, elles se sentent happées par ce couloir glissant et chaud…Elles y sont
comme deux gouttes de rosée rafraîchissantes, tout mon corps a chaud.
Mes Geishas ne déçoivent jamais car je sais qu’une fois en
place elles sauront bouger, s’activer, s’entrechoquer comme si elles entamaient
une danse, un rituel…
Le rituel de l’amour.
Geisha sont mes boules, mes
boules de Geisha.
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