Un nouveau
numéro de la collection Cherry O qui garnissait les rayons des librairies de gare dans les années 70 et dont la popularité était grande. Elle nous fait vivre les aventures de la rousse Cherry O, agent du SPASM (Service Spécial anti-Stupéfiants et anti-Mafia). Cette superbe fille au tempérament sans inhibitions
est régulièrement envoyée en mission aux quatre coins du monde. Elle doit combattre la Mafia, les gangsters en tous genres et les méchants en général. Pour cela, elle manie bien le revolver et sait se battre. Soit. Mais ces missions sont surtout un prétexte pour lui faire vivre quantité d'aventures sexuelles qui nous sont contées en détail. La belle Cherry O ne recule devant rien pour son plaisir, et celui du lecteur. Elle adore les hommes, aime beaucoup les femmes et ne refuse pas les orgies quand elles sont faites par des gens de grande
classe. Parce que l'espionne rousse reste toujours très distinguée : elle s'habille chez les grands couturiers, elle porte des bijoux, elle emploie des parfums de luxe. Même dans les pires dangers, elle garde sa coiffure et son maquillage impeccables !
Dans ce numéro, le deuxième de la série, datant de 1973, elle doit aller pour les besoins d'une mission en Chine, au temps de Mao. C'est l'occasion pour elle d'abandonner un peu le sexe pour se livrer à une condamnation violente du régime maoïste. Ne pas y voir une quelconque propagande : dans d'autres épisodes, la même Cherry O critique durement plusieurs aspects de la politique américaine.
Mais le livre revient vite à son but principal : narrer les prouesses érotiques de l'héroïne. Ici, elle se surpasse ! Elle n'enfile les vêtements locaux que pour mieux les enlever. Le clou en est une longue scène d'orgie, dans une ambiance très raffinée, avec en vedette un colosse mongol supérieurement doté par la nature. C'est terriblement osé, mais il fallait beaucoup de
talent (ou, dirons-nous, une certaine forme de talent) pour raconter tout cela sans écrire un mot déplacé ou malsonnant. C'était l'érotisme de l'époque, différent en cela de celui d'aujourd'hui.
Pour donner mon opinion personnelle, je classe ce numéro parmi les meilleurs de cette collection qui a fait découvrir les émois sexuels à toute une génération, la mienne.
Plus de critiques à propos de Cherry O chez Mao