Nous sommes en 1878, à Tokyo, an 11 de l’ère Meiji. Le Japon sort d’une terrible guerre civile qui a vu la victoire des patiotes et la fin du Shôgunat et de l’ère Edo qui a duré plus de 300 ans. L’un des artisans de cette victoire fut Kenshin Himura, dit « Battosaï », un expert en sabre qui a agi en tant qu’assassin pour le compte des patriotes. A la fin de la guerre, il part en errance à travers le pays, jusqu'à trouver refuge au
dojo Kamiya, chez Kaoru, où il
est rejoint par Sanosuke, un jeune combattant, et Yahiko, jeune élève de Kaoru.
Alors qu'il pense pouvoir vivre désormais en paix après avoir vaincu Shishio, Kenshin voit son passé le rattraper. Enishi Yukishiro, entouré de cinq hommes, s'en prend à lui et ses proches, pour se venger des actes de Battosai durant la guerre. Le restaurant Akabeko est détrruit par Kujiranami, l'homme-canon. Et la nuit venue, deux autres endroits liés à Kenshin sont visés : la demeure du commissaire Uramura, et le dojo Maekawa.
Kenshin se rend chez Uramura, tandis que Sano va au dojo. Il y affronte Banjin, un homme se battant à mains nues, selon "l'école de l'invincibilité", et équipé de deux carapaces d'acier sur les bras pour sa protection, capables d'arrêter même les balles. La raison pour laquelle il cherche à se venger de Kenshin est que son maître a perdu contre lui, et entâchant sa propre réputation. Cependant, c'est avant tout un homme avide de combats.
L'affrontement débute, mais Sano, refusant d'utiliser le double coup pour ménager sa main convalescente, est débordé : ses coups butent sur les carapaces de Banjin, et ce
dernier le touche plusieurs fois gravement. Face à cette infériorité, il n'a finalement pas d'autre choix que de recourir au double coup.
Chez le commissaire, usant d'armes cachées, Otawa a mis à terre Uramura. Il va l'achever lorsque Kenshin apparaît. Ce dernier perce le secret d'Otawa, et contraint son adversaire à fuir, après avoir immobilisé Himura avec un gaz.
Au dojo, le coup de Sano fait exploser la carapace de Banjin, mais sa main se disloque. C'est alors que Gé'in apparait dans son Iwambo (déjà vu parmi les Dix Sabres de Shishio) ; Iwambo est en fait une marionnette géante manipulée par Gé'in. Ce dernier sort du corps et s'enfuit avec Banjin. Sanosuke, voyant de la fumée sortir d'Iwambo, comprend qu'il contient une bombe. Il la propulse dans les airs où elle explose.
Chez le commissaire également, une seconde attaque se prépare ; Kenshin à peine libéré du poison, sauve de justesse la famille Uramura d'un tir de Kujiranami.
Au dojo Kamiya, Kaoru et Tsubamé, ne sachant pas se qui se passe, sont inquiètes pour Kenshin, et Yahiko est furieux contre sa propre faiblesse qui l'empêche de pouvoir combattre aux côté d'Himura et de Sano.
Au petit matin, Kenshin rentre, et une question se pose : comment peut-il réparer les crimes qu'il a commis ? En chemin, il rencontre Enishi. Ce dernier raconte à Kenshin qu'après la mort de sa soeur Tomoe, il a quitté le Japon pour Shangaï, où il est devenu, onze ans plus tard, le chef de la mafia. C'est lui qui a fourni toutes les armes de ses compagnons, et même celles de Shishio. Il lance une déclaration de guerre à Kenshin ; le combat aura lieu dans dix jours, au dojo Kamiya. Kenshin arrive enfin au dojo, exténué, mais surtout torturé par ses crimes passés.
Mais à son réveil, il découvre Yahiko qui s'entraîne dur, et Kaoru, à ses côtés. Il décide alors de se battre pour les défendre. Et il raconte à ses compagnons son passé. Comment Kenshin a tué Tomoe, la grande soeur d'Enishi, et sa propre femme. Et comment il a reçu sa fameuse balafre en croix.
Tout commence à Kyoto, en 1864. Kenshin, alors
assassin pour le compte des patriotes, attaque Shigekura, gouverneur de Kyoto. Ce dernier est escorté de deux gardes du corps, dont un dénommé Kyosato, qui est sur le point de se marier. Kenshin se débarrasse facilement des deux premiers, et attaque Kyosato. Ce dernier, animé d'uneent à blesser légèrement Kenshin à la joue, mais ne peut résister à la technique de Battosai.
Peu de temps après, Kenshin se retrouve dans une auberge, où deux ivrognes ennuient une jeune femme. Après les avoir fait partir, Kenshin s'en va. La jeune femme le suit, mais elle n'est pas la seule. Dans une ruelle, il est attaqué par un autre assassin. Il tue son adversaire, mais est vu par la jeune fille. Kenshin doit alors choisir entre la tuer pour préserver son anonymat, ou la laisser en vie...
Ce tome nous plonge davantage dans le passé de Kenshin. C'est la première fois que l'on voit Kenshin en tant qu'assassin froid et implacable. Si son caractère ne permet de le rapprocher de Shishio, en revanche, un parallèle peut être fait avec Saito ou même Sojiro. Watsuki détruit, en quelque sorte, l'image du "héros parfait" de Kenshin. Certes, on savait que c'était un ancien assassin, mais entre le savoir et le voir à l'oeuvre, il y a une grande différence. Cette fois, on plonge en profondeur dans le passé de Kenshin, et la partie qui s'ouvre est certainement la plus intéressante de toute la série, car elle expose l'âme complexe et torturée de Kenshin, assassin assumant ses crimes, et cherchant désespérément un moyen de se racheter.
Plus de critiques à propos de Kenshin Le Vagabond - Tome 19 - « L'illusion et la réalité »