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Accueil Shvoong>Livres>Enfant & Jeunesse>Le secret de Grand-Père

Le secret de Grand-Père

par: AnnaFonvillar     Auteur(s): Michael Morpurgo
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L’enfant qui raconte cette histoire est l’arrière petit-fils du caporal Albert Narracot, le héros de Cheval de Guerre. Contrairement à ses parents, il aime passer du temps à la ferme de Burrow, dans le Devon, à écouter son grand-père raconter les aventures de son caporal de père et du cheval Joey, à jouer aussi sur le gros tracteur remisé – il ne sait pourquoi – dans un coin de la grange. Et puis son grand-père a un secret que le garçon aimerait bien percer.

Les aventures d’Albert et Joey ? Tous deux sont morts depuis longtemps, mais, comme chacun sait, ils ont vécu, de leur vivant, des choses peu banales. Albert avait quatorze ans quand Joey a été vendu à l’armée par son père pour payer des dettes. Il a été brutalement placé devant l’horrible réalité : la première guerre mondiale avait éclaté, les officiers anglais avaient besoin de montures, Joey partait avec l’un d’eux pour le front en France, et lui ne pouvait rien faire pour s’y opposer. Seulement il était trop attaché à son cheval pour en rester là. Malgré son très jeune âge, il s’engagea et partit lui aussi pour la France. Il lui fallut trois ans pour retrouver Joey au milieu des horreurs de la guerre, mais il y parvint. Il le racheta alors à l’armée, et tous deux rentrèrent ensemble en Angleterre.

Si grand a été son amour pour Joey, il n’a pas été le seul, cependant, dans le cœur d’Albert: il y eut aussi celui éprouvé pour Maisie Coppledick, qu’il épousa le premier mai 1919. Et l’aîné des quatre enfants qui naquirent de cette union, c’est aujourd’hui ce grand-père qui raconte si bien les histoires, surtout les souvenirs qu’il tient de son père. Mais pourquoi ce même grand-père se montre-t-il parfois de si méchante humeur ? Il avait commencé quelque chose qui lui tenait à cœur avec la grand-mère, et que la mort de celle-ci a interrompu. Qu’était-ce donc qui lui manque encore, vingt ans après?

La réponse à cette question, le petit-fils, qui n’est plus un enfant, l’obtient des années plus tard, à quatre mois de Noël et de partir en Australie avant d’entrer à l’université. Son grand-père lui confie enfin son souhait le plus cher : que le jeune homme reprenne le travail commencé par sa grand-mère, et lui apprenne à lire et à écrire ! Car c’était ça son secret : il ne sait ni lire ni écrire, alors qu’il rêve depuis des années de réussir à lire un roman d’Agatha Christie. Promis, juré, il est prêt à travailler sérieusement. Il parie cent livres sterling qu’à Noël, le professeur sera satisfait de son élève.

Évidemment ce n’est pas une mince affaire. Pour commencer, il faut trouver des livres de lecture qui intéressent le grand-père ! Le journal lui donne le cafard, les revues agricoles lui parlent de ce qu’il connaît déjà… Enfin, parmi d’autres, les albums de Tintin feront l’affaire. En plus d’une loupe pour y bien voir, et d’un dictionnaire. Et le résultat est là. La veille de Noël, le grand-père ouvre solennellement Mort sur le Nil, un roman policier d’Agatha Christie, et se met à lire. Quel heureux moment, et comme le petit-fils a du mal à prendre son train ensuite ! Pourquoi aller en Australie quand on est si bien à la ferme ? Le jeune homme n’est pas au bout de ses surprises néanmoins: dans son sac à dos, il trouve l’argent du pari – il avait complètement oublié ! – et l’histoire du tracteur – l’engin qui trône depuis des années dans la grange – rédigée de la propre main du grand-père ! Une histoire qui évoque encore l’inoubliable paire que formaient Albert et Joey.

Le premier mai, à Iddesleigh, avaient traditionnellement lieu la fête du village et la chasse au poulet. L’année où Albert attrapa le poulet lâché en liberté fut celle où Harry Medlicott se moqua de lui parce qu’il avait deux chevaux au lieu d’un tracteur. Le grand-père avait alors sept ans, et il trembla quand son père paria conte Midlecott que ses chevaux laboureraient plus rapidement un champ que le superbe et puissant tracteur que possédait ce dernier. Mais c’est bien Albert qui gagna, et qui gagna le tracteur : les chevaux, ça ne tombe pas en panne ni ne verse dans les fossés !

Cette histoire, le jeune homme ne l’a pas oubliée. Il y pense encore quand, son voyage en Australie effectué, ses études achevées, il revient chez son grand-père s’occuper de la ferme. Désormais le grand-père lit pendant que son petit-fils travaille… sur le fameux tracteur, qu’il a réparé !

Publié le : 15 mai, 2012   
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