A voir tous ces gens perdu dans la vie me laisse croire que le sens de l’esprit de famille a disparu chez certains. Comment
est-ce possible de laisser l’un des siens errer dans les rues austères d’une ville ; de le laisser dans l’oubli ? le cœur de la famille bat il
toujours ?
Ma famille, mon port d’attache, ma bouée de sauvetage et ma raison de vivre.
La
vie de famille commence un peu avant la naissance. Partout j’entends dire « ma fille », « mon fils », « mon père », « ma mère », « ma sœur », « mon frère »…
Ces mots chantent dans mon cœur. Chacun d’eux ont une signification. Chacun d’eux sont une partie de ma vie. Ma vie passée, présente et celle à venir.
Posée sur ce socle solide, j’avance allègrement.
La famille n’échappe pas aux soucis d’entente ou de santé. Elle s’effrite parfois mais jamais ne se détruit totalement. Elle se régénère même. Une naissance, un mariage, un enterrement… une réunion de famille, parfois gaie, parfois triste, rassemble tout ceux qui peuvent être présents. Toujours quelque chose à dire, toujours de l’affection en ressort et toujours un moment partagé se termine par un au revoir.
La vie sépare, éloigne mais jamais ne coupe totalement ce lien si fort.
Le retour, le rendez-vous, une grossesse, une maladie ou un projet commun. Tout est matière à s’écrire, à se téléphoner ou à s’organiser ensemble, sans jamais empiéter sur la vie de l’autre.
Toujours est présente la joie de se retrouver, de partager et toujours en se quittant grand est l’espoir de se revoir.
La vie de famille est souvent une fête. Elle est s'alimente de ces petits moments de conversation qui activent l’affection qui coule dans les veines de chacun.
Le prénom du fiancé, celui du petit à naître, les dates de naissances oubliées, les études des aînés, les progrès du petit dernier ou la santé des grands parents. Ces évènements font parler, rire ou pleurer, mais ne laissent personne indifférent.
Chacun se trouve protégé. Petits et grands, jeunes et vieux sont à l’abri dans ce milieu attentif à l’autre.
Bien sûr, quelque uns éprouvent le besoin de s’en échapper un certains temps. Les limites trop étroites de ce microcosme les étouffent parfois. Mais ils y reviennent très souvent. Toujours ils s’aperçoivent de la chance d’appartenir à un tel clan, même de loin. Toujours ils y trouveront leurs références et retourneront à leurs racines.
Le lien qui unit les membres d’une famille doit être très fort, mais ne doit jamais être trop serré ni blessé. Il ne doit jamais laisser se perdre l’un des siens. Il doit être assez souple pour lui permettre de respirer et se ressourcer ailleurs. Chacun à le droit d’en partir, mais celui qui s’éloigne sait bien que son retour est attendu par tous.