"Montfort"
est une des familles les plus puissantes de la période médiévale. Elle suscite crainte, respect et effroi, entretenue habilement par l'église qui en a fait pour son compte le bourreau de l'histoire cathare en son représentant l'illustre Simon.
Né en Ile de France vers 1165 d'une famille de barons, sa mère d'origine normande hérite en 1204 de la moitié du comté anglais de Leicester et d'un droit de sénéchalat à la
cour d'Angleterre.Son père, comte d'Evreux, sénéchal à la cour de France est
aussi gruyer royal de la forêt des Yvelynes. Ce domaine frorntalier a servi d'enjeu entre la France et l'Angleterre mais les Montfort, il faut l'avouer, n'ont pas toujours servi la cause française...
Le jeune Simon reçoit une bonne éducation. Confié très tôt à des lettrés, clerc, moines et précepteurs, il s'adonne au plaisir de se rendre à l'abbaye cistercienne des Vaux de Cernay où son frère Gui est devenu abbé. Ce qui l'interesse dans cette abbaye, c'est la belle bibliothèque qui renferme de nombreux ouvrages sur l'hérésie et notamment les ouvrages de saint Augustin. Exalté, il découvre les chroniques sur sa famille et se met un à réver d'un grand destin.Devenu officiel royal, Simon se doit d'apparaître à la cour de son suzerain. Du même âge que Philippe Auguste, il a servi dans sa suite et s'est naturellment déplacé sur les domaines royaux avec la cour lors de somptueuses chasses. De grandes familles sont ici présentes comme les "Montmorency" dont il épousera plus tard une soeur.
Simon est fasciné par la religion mais aussi la guerre. Pendant un temps il hésitera entre les deux. Soutenu par le clergé, il se croit destiné à la sainteté et témoignera toute sa vie durant d'une grande et infaillible admiration envers saint Dominique. Non rien le presse vers la guerre.
Il hérite des terres de Montfort mais ne peut cependant pas hériter de la couronne comtale d'Eveux. Ses relations sont bonnes avec sa famille sauf plus distant avec son frère aîné Amaury vasal du roi d'Angleterre et époux d'une Gloucester. Non les hostilités entre la France et l'Angleterre ne l'intéresse pas, pas plus que la croisade. Simon préfère tranquillement asseoir et élever sa position à la cour par le jeu des relations et des alliances matrimonialles.
Il apparaît ainsi dans la vie politique mais aussi diplomatique en 1188 lors de la fameuse rencontre entre le roi de France Philippe Auguste et Henri II d'Angleterre à Gisors.
Le verbe élégant, stature agréable, il suscite admiration autour de lui et naturellement il entraîne la noblesse locale quand il prend la croix en 1199 à l'appel de Foulques de Neuilly
Simon s'embarque en 1202 avec les autres croisés à Venise. De son périple à Jérusalem, il rapportera la notoriété d'un vrai chef auprès de ses comapgnons d'armes et un morceau du bois de la Vraie Croix qu'il déposera dans l'abbaye familiale de hautes Bruyères. Dès son retour, il administre sagement ses domaines.
Le clan Montfort devient une vraie puissance parentèle au fil du temps mais restera toujours souder sur le plan familial mais aussi dans sa conviction religieuse et servira avec obeissance L'Eglise.
Justement, rien ne va plus dans le Languedoc et des nouvelles de plus en plus alarmantes arrivent par le Pape Innocent II qui appelle toutes les autorités religieuses à se mobiliser face à la montée héretique.
1208, le légat du pape, Pierre de Castelnau est assassiné et l'on désigne du doigt le rsponsable : le comte de Toulouse. La guerre est déclarée.
Mais Simon est encore loin de son engagement. Il faudra toute la persuation de son frère abbé
et la demande insistante du duc de Bourgogne pour qu'il se décide en 1209 à rejoindre l'immense armée de croisée à Beziers, puis Carcassonne Après la capitulation de ces deux cités, Simon est remarqué par sa bravoure et son don de commandement. Après cette victoire
sur la foi, il faut élire un chef à la tête de cette armée. Après bien des tiraillements et divers supplications mon accepte d'être le chef de "l'Armée Sainte.
L'église trouvera en lui les valeurs militaires mais aussi une foi religieuse aveugle qui sera exploitée à outrance et dont la fierté de celle-ci ne se démentira pas tout au long de sa carrière.
Le bras armé de Montfort pour le grans profit de l'église et pour la gloire divine...
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