Le 30 septembre 1923 naissait Martine. Pendant quatre ans, elle connut la douceur et la joie de vivre chez sa nourrice, « maman Cathy ».
Mais un matin d’automne, elle découvre l’existence de ses parents biologique et là commence pour elle, loin de son havre de paix, une vie de souffrance physique et morale.
Privée d’éducation, battue, humiliée et accablée de corvées du matin jusqu’au soir tard, elle ne vit plus que pour satisfaire la tyrannie de ses géniteurs et servir « Monsieur et Madame ».
Son frère Pierre et sa sœur Alberte, ses compagnons de douleur, sont de ses rares personnes à lui apporter un peu d’affection et de réconfort.
Ce n’est que la veille de ses vingt et un ans que « la Marthe » trouve le courage de fuir, gardant à vie le souvenir de ces dix-sept années de cruauté.
Intolérable et révoltant sont les premiers mots qui viennent à l’esprit à la lecture de cette
autobiographie. Le sadisme de ces deux adultes et leur réel plaisir à faire souffrir leurs enfants dépasse l’entendement. On ne peut trouver aucune excuse humainement acceptable à leur conduite.
L’approche de cette réalité nous rend encore plus sensible aux faits divers de maltraitance qui paraissent aujourd’hui à la une de nos journaux.
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