Paul Verlaine en proie à la misère et à la pauvreté , tel est
le lot du célèbre
poète français. L'auteur des
Fêtes galantes et des
Romances sans paroles se trouve acculé au pied du mur. Malade et sans le sou,
Paul Verlaine trouve refuge en
prison. Sa route le conduit
là: entre quatre murs et derrière les barreaux. Il a trente ans. Alcoolique, son tempérament fougueux le pousse aux excès et dans un moment de colère et d'ivresse , il tire deux coups de feu sur son ami, le jeune
Arthur Rimbaud. La prison représente un havre de sécurité pour le poète car il peut se consacrer là à la lecture et à l'écriture sans se soucier du gîte et du couvert. Ses oeuvres en
prose sont moins connues que celles poétiques, mais elles gagnent à être lues.
Mes prisons nous ouvrent la porte sur l'univers carcéral de cette époque. La prose du poète se fait savante et laborieuse dans cette ouvrage d'une centaine de pages. Fin lettré, on ne doit pas oublier qu'il fut reçu bachelier en 1862. Et tous ses poèmes sont là pour plaider en sa faveur. On ne peut dire que
Paul Verlaine fut maltraité en prison, il décrit ce lieu de presqu'aimable. Il y fit au moins trois séjours en quinze ans. Si la poésie est au coeur de sa vie, la foi et son amour de la langue latine transparaissent dans plusieurs pages de
Mes prisons. Contre mauvaise fortune le poète décide de faire bon coeur. Par un étrange concours de circonstances, c'est dans ce milieu carcéral que
Verlaine retrouve sa lucidité. Cela lui donne l'opportunité de porter sur lui-même et sur son entourage un regard réaliste et bienveillant. Nulle amertume dans ces pages. Il refait ses forces pour mieux retourner dans la mêlée. Cela finira par venir à bout de lui. Aux prisons succèderont les hôpitaux dont il décrira bientôt ses séjours dans un autre ouvrage en prose de même ton:
Mes hôpitaux.
Paul Verlaine meurt le 8 janvier 1896 d'une congestion pulmonaire.
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