Le
vieux Santiago
est un marin-pêcheur malchanceux : voilà quatre-vingt-quatre
jours qu'il n'a pas pris un seul poisson.
Même Manolin, le gamin qui travaillait avec lui est contraint par ses parents d'embarquer sur un autre bateau. Mais il reste attaché au vieux, et tandis qu'il voit celui-ci repartir seul à l'aube du quatre-vingt-cinquième jour pour la pêche du dernier espoir, il reste confiant. De fait, le vieux a décidé de forcer la chance : il a choisi d'aller au loin, au grand large,
là où les autres ne vont pas, là où vivent les poissons les plus gros. Et là-bas, enfin, le sort joue en sa faveur : un énorme espadon de six mètres se laisse prendre à ses hameçons. Le vieux et le
poisson vont combattre dans la solitude de la mer, pendant trois jours et trois nuits. Le fil qui les relie dans une même souffrance va créer entre eux une curieuse intimité qui mènera même le vieux à parler à son poisson jusqu'à l'appeler mon frère.Pourtant l'un des deux doit mourir : ce sera le poisson. Le vieux a-t-il vaincu sa malchance ? Hélas, sur le chemin du retour, les requins le harcèlent sans relâche et ne laissent de sa superbe prise qu'une misérable carcasse.
C'est un homme brisé que Manolin accueille au port.
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