Claude Michelet nous raconte dans ce court roman, un épisode de la
vie de Christian Leyrac, journaliste français. Ils ont été arrêtés, lui et son collègue lors d’un reportage touristique qu’ils effectuaient au Chili, et ils sont suspectés d’espionner pour le compte d’une puissance étrangère.
Pendant son bref séjour dans cette prison sordide, Leyrac se remémore l’histoire de son
père qu’il n’a pas connu, et dont sa
mère et son beau-père lui ont seulement dit pendant des années : « il a voulu faire de la
résistance et il en
est mort ».
A la naissance de son propre fils, il a cessé de se contenter de cette sempiternelle phrase, et est parti à la recherche d’explications. Après une patiente enquête en Corrèze, il a réussi à retracer la courte vie de son père, et eu des éclaircissements sur le couple qu’il a formé avec sa mère.
Nous retrouvons ainsi toute l’ambiance de la France pendant la seconde guerre mondiale, entre collaboration et résistance, antisémitisme et ses conséquences dramatiques, et réveil des consciences, compromissions et héroïsme.Son père qui est devenu un héros sur le tard, a payé de sa vie son refus des petites et grandes lâchetés. Sa mère, et ses grands-parents maternels sont restés attachés au régime de Pétain. Elle est restée seule dès l’entrée dans la résistance de son mari, et a élevé seule, avant de se remarier, leur enfant, refusant apparemment les idées de son époux. Et pourtant, Leyrac reste songeur devant cette séparation de ce qui fut pourtant, sans aucun doute possible un grand amour. Alors il se met à rêver à des explications possibles…
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