Dernier épisode de la trilogie de Alfons Cervera. Dans ce troisième chant le thème principal
est le souvenir, présent à chaque page et lamentablement absent quand est
mort Franco. La voix qui se
fait entendre est principalement celle de Félix, grand
père de Sunta (la narratrice principale du premier récit), père de Manuel, le boulanger et de Miguel qui est mort à son retour du désert où il était militaire. Félix est marié avec Maria et depuis le jour où est mort leur enfant, l’une est devenue sourde et l’autre ne fait rien d’autre de ses journées que de s’assoir sur une chaise de paille devant sa maison et de rester regarder passer le temps. La peur, le silence et plus que tout, la solitude habitent cet opus merveilleux à l’écriture simple et poétique. On dit qu’avec la vieillesse on devient sage. Dans ce cas, je vous conseille d’écouter attentivement celui qui a été élu le meilleur grand père des Yesares: si ne pas se souvenir de
quelque chose est nier son existence, et bien si tu te souviens de quelque chose c’est que oui ça a existé et que ça continue à exister là, dans la tête comme au premier jour.
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