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Accueil Shvoong>Livres>Britannicus

Britannicus

par: Paul Barthe     Auteur(s): Racine
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Dans les tumultes d’un premier siècle violent une femme se dégage. Fille, sœur, femme et mère d’empereurs romains, il s’agit d’Agrippine la Jeune. Le pouvoir est toute son ambition. Elle épouse l’empereur Claude en 49 et lui fait adopter le jeune Néron, son fils à elle. A ce moment Claude a déjà un fils, Britanicus. Mais ce dernier n’a que huit ans alors que Néron en a douze. A la mort de Claude, Agrippine pousse son fils naturel sur le trône. Néron est empereur de plus vaste empire du monde à seize ans. Les premières années du règne sont fructueuses. Néanmoins Néron est trop jeune au goût de certains, et l’emprise de sa mère déplaît à certains. Dans une telle situation les mécontents se retournent vers le jeune Britanicus, attendant l’âge où il pourrait se prétendre fils naturel de l’empereur et défenseurs de nobles valeurs. Néron craignait Britanicus comme un rival à venir.Tacite raconte la mort de Britanicus:Pendant les fêtes consacrées à Saturne, les deux frères jouaient avec des jeunes gens de leur âge et, entre autres jeux, on tirait au sort la royauté; elle échut à Néron. En conséquence, il donna aux autres des ordres dont ils pouvaient s'acquitter sans rougir; pour Britannicus, il lui ordonna de se lever, de s'avancer au milieu de l'assemblée et de chanter quelque chose. Il comptait faire rire aux dépens d'un enfant étranger aux réunions les plus sobres, et plus encore à celles où on s'enivrait. Britannicus, sans se déconcerter, se mit à chanter des vers dont le sens rappelait qu'il avait été précipité du trône paternel et du rang suprême. On s'attendrit, et d'une manière d'autant plus visible que la nuit et la licence avaient banni la feinte. Néron comprit qu'il s'était rendu impopulaire, sa haine redoubla et, aiguillonné par les menaces d'Agrippine, comme il n'y avait pas moyen d'accuser Britannicus et que Néron n'osait publiquement commander le meurtre d'un frère, il agit en secret et fait préparer un poison. L'instrument fut Julius Pollio, tribun d'une cohorte prétorienne, qui avait sous sa garde Locusta, condamnée pour empoisonnement et fameuse par beaucoup de forfaits. Car l'entourage immédiat de Britannicus n'avait ni foi ni loi; dès longtemps on avait eu soin d'y pourvoir. Un premier poison lui fut donné par ses précepteurs mêmes, mais il ne fit que traverser ses entrailles qui l'en délivrèrent [.
..], Néron, qui ne pouvait souffrir cette lenteur dans le crime, ne cesse de menacer le tribun, ordonne le supplice de l'empoisonneuse [...].Ils lui promirent alors une mort aussi rapide qu'avec le fer, et c'est auprès de la chambre du prince que l'on distille un breuvage composé de poisons d'une violence éprouvée et foudroyant. C'était l'usage que les fils des princes mangeassent assis avec les autres nobles de leur âge, sous les yeux de leurs parents, à une table séparée et plus frugale. Britannicus était à l'une de ces tables. Comme il ne mangeait ou ne buvait rien qui n'eût été goûté par un serviteur de confiance, pour ne pas manquer à cette coutume ni déceler le crime par deux morts, voici le moyen qu'on imagina. Une boisson encore inoffensive et goûtée par l'esclave, mais très chaude, est présentée à Britannicus; puis, comme il la repoussait parce que brûlante, on y verse, mêlé à de l'eau froide, le poison, qui circula si rapidement dans tous ses membres qu'il lui enleva à la fois la parole et la vie. Tout se trouble autour de lui : les moins prudents s'enfuient de tous côtés; ceux qui ont plus de pénétration restent à leur place, immobiles, les yeux attachés sur Néron. Lui, appuyé sur son lit et feignant de ne rien savoir, dit que c'était un événement ordinaire, causé par l'épilepsie dont Britannicus était atteint depuis sa plus tendre enfance et que peu à peu la vie et le sentiment lui reviendraient. Pour Agrippine, la frayeur et le trouble de son âme éclatèrent si visiblement, malgré ses efforts pour que son visage ne trahit pas ses sentiments, qu'on la jugea aussi étrangr de Britannicus : car elle comprenait bien que son dernier appui lui était enlevé et que c'était un degré vers le parricide. Octavie aussi, malgré son jeune âge, avait appris à cacher sa douleur, son affection, tous ses sentiments. Ainsi, après un moment de silence, la gaîté du festin recommença.
Publié le : 24 novembre, 2006   
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