La lune et le
poète.
Après une langue absence,
Elle a repris de nouveau
A faire resplendir cet immense,
Ce ciel, ce divin tableau.
Elle
est sortie de la démence
Avec son ancien décor
Pour réveiller mes souffrances
Et les mettre en parfaits accords.
Elle n’a pas changé du tout
Elle est
toujours gaie et belle
Elle a toujours le même goût
Quelle soit fictive ou réelle.
Moi, créateurs de miracles !
Suis-je vraiment d’une âme artiste
Pour comprendre tout ces spectacles
Et ces histoires qui font tristes ?
D’où me viens cette étrangère,
Cette lumière jalouse d’elle-même ?
Incroyable messagère,
Que je loue et je blasphème !
Je veux puiser mon sanglot
Dans ces yeux fous de géhenne,
Et partout répandre mes mots-maux
Sur ces lieux sacrés de la haine.
Elle est venue par les cieux
Accompagnée de tempête
Pour endormir les dieux
Et réveiller les poètes.
Par ivresse et par passion,
Le poète se livre au ciel
Pour faire de son illusion
Un événement réel.
-N’as-tu pas pris par hasard
Quelques pincées de l’opium
Qui transportent les regards
Loin de ce morne royaume ?
--Je m’enivre
encore, mon âme,
De beauté errante des cieux,
J’ai toujours cette vieille flamme
Qui brûle encore dans mes yeux.
-Que veut-elle de moi, mon cœur,
M’agenouiller devant son charme ?
Je maudis ce dieu moqueur
Qui ne se nourrit que de mes larmes.
-elle est encore splendide
Comme elle était autrefois.
Je veux dans son œil candide
Puiser quelques gouttes de foi.
-Que lui diras-tu, poète,
Toi dans le regard n’y noies ?
Tu sais bien qu’elle est muette,
Elle n’écoutera pas ta voix.
-je rallumerai en elle, orgueil !
Une seule flamme d’une vieille prière
Qui réchauffera son œil,
Cet œil de pierre sans paupière.
Plus de critiques à propos de la lune et le poête