Ames grises...ou noires? J’ai trouvé très bien construite cette
narration. L’introduction
est dépouillée
de toute émotion, le policier s’applique à relater les faits entrecoupés de détail alambiqués pour être, moins dans son jargon professionnel. Mais, étant une personne de peu, comme il se décrit lui-même, cela donnera à la
narration un côté caricatural. Peu à peu, le style évolue au fur et à mesure ou il
est impliqué dans l’histoire. Il n’a plus se regard détaché ou l’écriture se voulait accrochante pour attirer l’attention du lecteur.
Au-delà de ce personnage, la vie d’un petit village quelconque sur fond de guerre avec son lot de vice, de mensonge, de duperie, de jalousie. Tout se qui fourmille dans l’âme humaine et qui est gonflé par cet instinct de survit généré par la peur.
Pour ma part, je l’ai lue dans une période hivernale ou le gris se décline du matin au soir.
Une récompense au Renaudot que Philippe Claudel n’a pas à rougir, car on ne serait plus dans les tons du livre.