KING KONG THEORIE
Virginie Despentes
7.5/10
LA CONDITION SEXUELLE
J’étais attiré par le titre de
cet essai, je ne connaissais pas Virginie Despentes. Je savais juste que Virginie Despentes c’est fait connaître mondialement grâce entre autre à son film « Baise moi », un film censuré qui créa multiples controverses et fit enfler la polémique sur comment dénoncer le viol des femmes. C’est justement la censure qui a aussi contribué à son succès. Personnellement j’ai très moyennement apprécié ce film, un goût d’inachevé peut-être. Je vais le « re-mater », maintenant que je connais un peu mieux Virginie D.. Il fallait que je lise cet essai, pour approfondir la vision que j’ai des femmes. Grâce à Virginie D. ma curiosité a été satisfaite, mes espérances on été comblées.
« King Kong théorie » permet d’obtenir en tant qu’homme, le point de vue de Virginie D. sur la féminité en général et son évolution et sa féminité en particulier c’est réjouissant. Faire le point sur l’inégalité des sexes en ce début de Xxi ième siècle est intéressant, capital même, Virginie D. s’en charge fort bien dans un langage cru, sans tabou ni fausse pudeur.
Virginie D. bouscule les deux sexes et les poussent dans ses derniers retranchements. Elle démontre à quel point nous sommes, hommes et femmes, conditionnés par un genre sexuel. A tous les niveaux, partout, de part l’éducation, le travail, nos vies de couples, on nous rappel sans cesse ce que nous avons entre les jambes. La démonstration de Virginie est sans appel femmes et hommes ne sont pas toujours traités équitablement. Et on est bien obligé de penser à plusieurs moments de la lecture : Putain c’est vrai !. Tellement vrai que nous n’y prenons pas garde. Tellement vrai que l’on finit par trouver cela normal. Pourtant au nom de la démocratie des sexes ou pas on ne devrait pas trouver cela normal.
Oui, il existe un dictat pour les femmes si elles souhaitent prendre l’ascenseur social dans le bon sens. Il vaut mieux qu’elles soient blondes à forte poitrine avec un QI acceptable, que plutôt moches voir neutre avec un QI proche de zéro. On peut remarquer que cela peut devenir une vérité pour les hommes également. Alors un choix restreint s’offre aux femmes d’aujourd’hui : le trottoir ou le mariage.
C’était nécessaire, Virginie D. dénonce la société des Hommes faite uniquement pour et par les hommes dans un ton réaliste amer parfois trop amer. Elle utilise un ton caricatural et trop souvent catégorique et définitif qui fait du « genre femme » une victime et de l’homme un être passablement bourreau et aussi oublié pour sa propre évolution. A force d’accumulation tout cela devient un peu exaspérant mais c’est peut-être le but.
Le plus inquiétant est de savoir si dans nos sociétés de plus en plus proche des extrêmes, sur des endroits du globe, la femme devra vivre soit voiler de la tête au pied, soit adopter un comportement hyper féminin et s’habiller comme une « chaudasse » prête à tout. Sinon elle risquera d’être comme effacée, inexistante, aux yeux des mâles et de la société dans son ensemble. Alors un SOS devra retentir.