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Accueil Shvoong>Livres>Lecture analytique de l'Emile ou de l'éducation (critique) de Rousseau

Lecture analytique de l'Emile ou de l'éducation (critique) de Rousseau

par: dany77     Auteur(s): Rousseau
ª
 
Extrait d'Emile ou de l'éducation,
de Rousseau (1712-1778)





Rousseau écrit le livre à 50 ans. Une enfance assez négligée. Madame de Warrens sera son mentor. Il a eu 5 enfants avec Levasseur, qu'il abandonne. Il a malgré tout participé à la révolution intellectuelle du siècle des Lumières, à l'encyclopédie et le contrat social.
Dans l'Emile, Rousseau exprime les principes d'une éducation conforme à la nature car il considère que « tout dégénère » entre les mains de l'homme. Il faut donc protéger l'enfant contre l'influence néfaste de la civilisation. L'Emile comprend 5 parties, cet extrait vient de la partie II, qui concerne l'âge des 5-12 ans? Il faut , à cet âge, développer le pratique avec des expériences. L'enfant cultive lei-même tout son jardin et ne s'inculque pas des idées abstraites. Rousseau attaque les fables de la Fontaine.

☺ Quelle conception Rousseau a-t-il à propos de l'éducation des enfants et l'apprentissage des fables de la Fontaine ?

I/ L'argumentation de Rousseau prône l'idée que les fables ne doivent pas être données aux enfants
Rousseau veut construire une argumentation solide pour que le lecteur adhère à sa thèse : « ne pas donner les fables à lire aux enfants ».

a) Une argumentation efficace
-Présentation de la thèse (l.1-2) -> présent de vérité générale
-Arguments (§1 et 2) :
*l'enfant ne peut comprendre, répétition du mot « entende »
*(l.9) « On lui fait apprendre » : c'est contre la nature de l'enfant.
*Morale confuse pour l'enfant
-Exemples (§3 à 6) :
*(l.17-18), « le fromage » (corbeau et le renard) , « la fourmi » (cigale et la fourmi)
*(l.25), « lion, partage » (le lion et le moucheron)
*(l.40), fable du loup et du chien

§7 -> commence par « ainsi » =
Conclusion + arguments ad hominem (l.59)
Dernier § --> s'addresse à la Fontaine :
« Composons » -> il en conclut que les fables sont pour les adultes

On voit donc qu'il a une argumentation bien construite.

b) Rousseau cherche à convaincre
-Procédés : maximes (l,28) + présent de vérité générale.
-Causes : « parceque » (l,8) -> essaye de se justifier
-Conséquences -> « la morale... » (l,11-12), « en sorte que ... »
-Hypothèses : « Si ce sont des vérités » (l,5-6)

Donc on a remarqué que Rousseau utilise un registre didactique pour convaincre.

c) Rousseau veut persuader de la justesse de sa thèse
Rousseau s'appuie sur le « Je », « je dis que », « je demande », et aussi « vous » pour impliquer le lecteur
Rousseau utilise des questions rhétoriques (l,13)
Rousseau emploie le registre pathétique « la pauvre enfant », « beaucoup pleuré »
Il cherche à nuancer, il ne veut pas être vindicatif. « A cela près »(l,54), il veut faire une concession
Il y a une morale sociale : « ne pas se faire avoir »
Donc, il essaye de toucher notre sensibilité.

Donc, on voit bien que son but est de nous faire adhérer à sa thèse : ne pas se faire avoir.

II/ Forces et faiblesses de la polémique de Rousseau à propos de l'apprentissage des fables

On remarque que Rousseau a un ton très polémique. Son désir de nous prouver la justesse de sa thèse comprend certes des points forts, mais aussi des points faibles.

a) La force de cette polémique est dans le but que Rousseau cherche : l'éducation

On remarque un ch.lex. Abondant de la morale (l.3-4) : « morale », « vice », « vertu », « défaut » « se corriger »...
Il n 'hésite pas à critiquer ce qui relève d'une mauvaise éducation
Il critique les vices des fables, énumération des leçons des fables (l.47 à 51) + superlatif.
L'homme nait bon, la société le corrompt. Il aimerait que l'enfant ne découvre pas les vices (Rousseau est adepte du mythe du bon sauvage : les sauvages sont bons naturellement)
Il utilise le pronom « on » (l,41) pour montrer que l'éducation n'est pas appropriée.

b) Ce discours polémique comprend des faiblesses

Ses exemples ne sont pas tjrs convaincants. (Ex: la cigale et la fourmi ; l'enfant prendra la fourmi comme modèle – inhumanité – En réalité, la fourmi a une certaine sagesse.
Rousseau parle d'injustice du lion, mais dans le lion et le moucheron, c'est le lion qui se fait prendre. Ils ne sont pas toujours de grands gagnants.
Dans la fable du loup et du chien, il n'est pas forcément mauvais d'être indépendant
Son vocabulaire n'est pas tjrs objectif -> licence (l,41)
Rousseau part de l'idée que l'homme est bon : ce n'est pas forcément vrai.

Publié le : 14 février, 2009   
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