Quatre merveilleux enfants dans l’âge le plus délicat et respectueux des autres que l’homme puisse connaître : le passage
à l’âge adulte, une femme merveilleuse que l’on redécouvre chaque matin comme une nouvelle rose sur le buisson des jours qui s’écoulent, une activité de scénariste pour de remarquables feuilletons américains, brillants de militantisme et d’inventivité… ma foi six bonnes raisons pour Fante/Bandini de tout vouloir plaquer sans trop se retourner. Mais à cinquante ans sonnants et dans les affres du doute, il va avoir besoin d’aide :
Stupide. Un gros
chien baveux, affectueux comme une bande de morpions bien installés, qui va venir huiler de sa truffe humide les rouages de cette famille proche de l’hystérie… tout en finesse.
Mon chien Stupide est, à l’instar des autres romans de John Fante (Demande à la poussière, Bandini, La Route de Los Angeles…) une autofiction. Fante parle de lui, et donc… nous parle de nous. Son style est direct, drôle, cynique, cru… et l’on ne peut ressortir totalement indemne du fatras de petites aventures qu’il nous livre comme sur le coup, et qui pourtant parlent de beaucoup plus que ce qu’elles sont en réalité. Après tout, qu’est ce qu’un véritable cappuccino sur la Piazza Navona ?? Vous le saurez en lisant Mon Chien Stupide… et si vous n’êtes pas encore complètement convaincu, que diriez vous si vous saviez que c’est en découvrant par hasard un livre de John Fante à la bibliothèque municipale où il était entré pour se réchauffer, que l’ami Bukowski à décidé que la vie valait la peine d’être mise en mots ? Voilà qui donne à réfléchir… allez, maintenant filez à la bibliothèque… ou je lâche Stupide !