Etre
mystérieux qu'était ce Edgar Hoover. Et il fallait être mystérieux et savoir manier le
secret et l'intrigue pour parvenir à occuper la place qu'il avait de manière aussi magistrale: directeur du FBI en pleine guerre froide et surtout sur une durée qui lui donna une connaissance des
grands décideurs des Etats Unis (et des présidents notamment). Ce livre ne révèle aucun grand secret sensationnaliste. On y parle de M. Monroe, de J. F. Kennedy sans que l'on apprenne beaucoup sur ces deux monstres du cinéma et de la politique américaines. Il s'agit seulement du portrait d'un homme resté plus ou moins dans l'ombre: un marionnétiste qui, en silence tire les ficelles. Il écoute, enregistre, surveille, épie, guette et ce sont autant de détails accumulés qui ensuite servent de gravier dans le rouage, d'éléments de chantage ou de pièce maîtresse à une victoire du puritanisme.
Le regard de l'auteur
est distancié. La narration nous est proposée depuis la bouche de son plus fidèle assistant: Clyde Tolson. C'était apparemment également son compagnon mais il n'en est pas fait mention dans le roman. Au contraire, c'est plutôt les pensées homophobes de Hoover qui y sont mis en avant. Un être complexe qui refuse sa condition, ce qui est l'apanage des grands de ce monde.
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