Entouré de sa femme et de ses enfants,
le vicaire Primrose, d’une générosité qui confine à la crédulité, jouit d’une vie paisible, bientôt remise en cause par une impressionnante série de malheurs. Primrose perd d’abord toute sa fortune. Puis sa
fille Olivia s’enfuit par amour pour un propriétaire terrien, Thornhill. Le vicaire part à sa recherche et la retrouve. Mais, à son retour, il a la désagréable surprise de trouver sa maison dévastée par un incendie. Plus tard, il
est emprisonné pour dettes aux côtés de son fils Georges, qui avait provoqué Thornhill en duel. C’est, enfin, sa seconde fille, Sophia, qui est enlevée. Surgit alors l’étrange Mr Burchell, qui devient le confident de la famille. Celui-ci se révèle être l’oncle de Thornhill, l’instigateur de l’enlèvement de Sophia. Grâce à son intervention, Sophia est retrouvée et le vicaire récupère sa fortune.
Ce roman domestique et rustique, qui distille une philosophie optimiste de l’existence, se lit comme une parabole édifiante qu’illustre, dans le vingt-neuvième chapitre, le sermon du vicaire. L’intrigue sentimentale est, en effet, au service d’un discours qui glorifie les souffrances vécues par les âmes vertueuses et charitables. Cependant, sous cet apparent didactisme, affleure une verve comique et ironique qui fait de ce
roman un subtil compromis entre Richardson et Fielding.
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