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Les Hommes de bonne volonté

par : odivo    

Auteur(s): Jules Romains
Au matin du 6 octobre 1908, Paris s’éveille. L’apprenti Wazemmes, la comédienne Germaine Baader, les
Saint-Papoul et les Champcenais, l’instituteur Clanricard commencent leur journée. Le relieur Quinette reçoit la visite de Juliette et d’un étrange individu dans sa boutique de Vaugirard. Dans le train qui l’amène de Saint-Étienne à Paris, Jean Jerphanion songe à son entrée prochaine à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, où il rencontrera son camarade Pierre Jallez. Voilà le point de départ d’une immense superposition d’intrigues dont le terme chronologique amène au 7 octobre 1933, occasion, comme vingt-cinq ans avant, d’un dernier panorama parisien.
Un premier ensemble romanesque (les volumes 1 à 16) couvre donc les années 1908 à 1916, culminant avec le tableau de la guerre brossé dans Prélude à Verdun et Verdun. Cet ensemble raconte, entre autres, une énigme policière (Crime de Quinette), une ascension politique (Gurau député puis ministre, dans les Superbes et les Humbles), une odyssée industrielle (le personnage d’Haverkamp) et de multiples liaisons amoureuses. C’est aussi le récit d’une amitié entre Jallez et Jerphanion, dont les rencontres et les discussions passionnées ponctuent les différents volumes.
Les personnages se retrouvent ensuite au printemps de 1919, début d’un après-guerre qui semble d’abord riche de promesses, tant privées que politiques (la Douceur de la vie, Cette grande lueur à l’Est), avant de se dégrader dans une nouvelle montée des périls, les menaces d’une nouvelle implosion de l’Europe (volumes 17 à 27). Jallez voyage dans le monde entier : il visite la Russie soviétique, l’Italie et l’Allemagne où s’installe le fascisme ; il écrit. Jerphanion fait une carrière politique qui le mène en 1933 au ministère des Affaires étrangères, dont il démissionne (le Tapis magique). Quinette s’est confessé comme étant « le plus grand criminel du siècle » (Comparutions). Les amours se défont, mais d’autres peuvent naître : Jallez aime ainsi une jeune femme qui redonne sens à sa vie (Françoise). La dernière page transporte ses personnages d’abord au sommet de la butte Montmartre pour un lever de soleil, ensuite à l’aéroport du Bourget, où Jallez concède : « Ce monde moderne serait tout de même quelque chose de bien épatant, si… » Et Jules Romains conclut ainsi son œuvre : « Aucun des autres n’avait besoin qu’il expliquât le si. Aucun non plus n’avait sous la main une réponse. »
Publié le : janvier 02, 2008
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