Jay Gatsby possède un superbe château à Long Island. En ces Années folles, les fêtes s’y succèdent, accueillant
le Tout-New York. Nick Carraway, le narrateur, les fréquente d’
abord en tant que voisin, puis devient le confident et l’ultime compagnon d’un Gatsby qui meurt, isolé et ruiné, dans sa demeure. D’autres figures gravitent autour du
héros, dont celle, haineuse, de Tom Buchanan. Ce riche fils de famille ne supporte pas du tout l’amour ancien qui lie Gatsby à Daisy, que Buchanan a épousée pour la posséder, et
accepte mal la mystérieuse fortune du
châtelain. Mais quand Daisy disparaît, plus rien ne soutient l’existence de Gatsby qui accepte la mort brutale et injuste, sans se révolter.
Le roman de Francis Scott Fitzgerald
est un miroir qui montre le chemin boueux autant que le ciel étoilé. C’est d’abord une description sans fard d’une société de castes. La richesse accumulée par le châtelain ne vaudra
jamais celle de l’héritier. Si Gatsby a pu rencontrer Daisy, relève le cynique Buchanan, c’est en passant par la porte de service. Mais l’œuvre est aussi une réflexion sur l’identité : celle du petit paysan originaire du Middle West est confuse. Héros sur les champs de bataille de l’Argonne, millionnaire de la côte est, il mêle les images mais reste cet homme que l’on considère comme un imposteur, ne cessant jamais d’en payer le prix.
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