Cent Ans de solitude se déroule à Macondo,
ville imaginaire d’un pays sud-américain ressemblant à la Colombie de son auteur.
le roman raconte l’histoire de la ville et, en parallèle, celle de la dynastie Buendia, étroitement associée au pouvoir. Les Buendia occupent le devant de la scène à
travers les âges. En effet, de la création de Macondo à sa décadence, aucune date ne permet de situer les faits : naissances, guerres, célébrations, morts, tout s’enchaîne comme en un
temps cyclique, mythique, ressemblant à celui que concevaient les peuples précolombiens. Cette confusion des temps et la situation en un espace de conte, la présence constante du surnaturel et du fantastique donnent au roman sa coloration singulière. L’expression « réalisme magique » définit l’ambition de García Márquez, dont ce roman est l’œuvre phare, celle qui rassemble tous les thèmes l’ayant longtemps hanté. Le romancier colombien abolit les frontières entre le visible et le caché, la réalité et le rêve. La description et la narration se distinguent à peine, et traduisent la moiteur et la sensualité d’une terre cernée par la forêt vierge et par le fleuve, sur laquelle
naissances humaines et végétales semblent confondues dans leur profusion.
Macondo est également un microcosme : à travers cette petite ville, on reconnaît tout un continent livré à lui-même, dans la démesure et le dénuement d’une terre pillée.
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