Le Horla est un conte fantastique écrit par Guy de Maupassant
Ce conte se présente sous la forme d’un journal intime, dans lequel le
narrateur relate des faits de plus en plus troublants. Convaincu d’être poursuivi par une créature invisible, il bascule peu à peu dans la
folie et finit par mettre le feu à sa maison,
qu’il a barricadée de toutes parts. Incertain de s’être débarrassé de celui qu’il a baptisé le Horla, il ne voit plus qu’une seule issue possible : le suicide.
Au fil des pages, le lecteur se demande si le narrateur a sombré dans la folie, ou s’il doit trembler avec lui. Jusqu’à la fin, Guy de Maupassant entretient ce doute angoissant : le Horla est-il le fruit de l’imagination du narrateur ou existe-t-il réellement ?
En explorant la frontière entre la raison et la folie, Guy de Maupassant s’impose comme un maître du récit fantastique. Quand il rédige le Horla, il est lui-même victime d’hallucinations, conséquences de la syphilis, une maladie qu’il a contractée dans sa jeunesse.
Extrait du Horla
Ils ont appelé cela magnétisme, hypnotisme, suggestion... que sais-je ? Je les ai vus s''amuser comme des enfants imprudents avec cette horrible puissance ! Malheur à nous ! Malheur à l''
homme ! Il est venu, le... le... comment se nomme-t-il... le... il semble qu''il me crie son nom, et je ne l''entends pas... le... oui... il le crie... J''écoute... je ne peux pas... répète... le... Horla... J''ai entendu... le Horla... c''est lui... le Horla... il est venu !...
Ah ! le vautour a mangé la colombe ; le loup a mangé le mouton ; le lion a dévoré le buffle aux cornes aiguës ; l''homme a tué le lion avec la flèche, avec le glaive, avec la poudre, mais le Horla va faire de l''homme ce que nous avons fait du cheval et du bœuf : sa chose, son serviteur et sa nourriture, par la seule puissance de sa volonté. Malheur à nous !
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