Sieg Larsson a écrit les trois volumes de sa trilogie Millénium, dont "Les
hommes qui n''aimaient pas les femmes"
est le premier tome, il les a proposés à un éditeur... et il est mort ! Nous ne pouvons nous empêcher de lui en vouloir pour cette défection précoce, car c''est un
auteur habile et talentueux qui nous laisse forcément sur notre faim.Dans cette première partie, nous sommes immédiatement plongés dans un milieu qui nous est évidemment étranger, puisqu''il s''agit de la Suède et de ses arcanes économico-politiques, que nous approchons à
travers les aventures d''un
journaliste un peu rebelle, intègre, et séduisant. Quelques revers dans sa vie professionnelle vont le conduire à s''isoler un temps, et pour s''occuper il va accepter de rédiger la biographie d''une
famille tentaculaire sur la demande d''un de ses membres les plus âgés, qui par ce biais espère éclaircir une vieille affaire de disparition jamais élucidée, celle de sa petite-nièce dont le corps n''a pas été retrouvé malgré le passage des années.Parallèlement aux recherches de Mike, nous suivons le parcours de Lisbeth, personnage haut en couleurs, marginale et surdouée, qui apportera sa contribution géniale à la quête du journaliste : leur collaboration nous entraînera dans les méandres glauques de la famille Vanger et de ses tares, nous rapprochant pas à pas , allant de l''horreur à la stupéfaction, de la clé sordide du mystère. Mais ce suspense haletant donne l''occasion à l''auteur de décrire tout une galerie de personnages, leurs vies compliquées, leurs caractères souvent torturés, et de nous mener à travers des paysages suédois et une culture à la fois proche et différente de la nôtre. De rebondissements en découvertes étonnantes, nous menons l''enquête avec Mike et Lisbeth, et, parvenus à la fin de l''histoire, nous n''avons qu''une hâte : lire le deuxième tome de Millénium !
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