Voici quelques extraits de mon livre intitulé :
"
J'aurais pu vous aimer..." qui relate l'histoire incroyable qui m'est arrivé.
SOUPCONS
Qui pourrait me faire croire que
ma vraie mère m'a abandonné. Une telle situation est valable pour les autres, mais sûrement pas pour moi. Si tel devait être
le cas, comment ma mère biologique a-t-elle pu accepter l'idée qu’elle
allait me perdre pour toujours, ou savait-elle déjà entre quelles mains elle allait me confier ?
Je me rappellerai toujours cette journée où je suis allé voir mon père hospitalisé à l'hôpital de Châteaubriant. En rentrant dans cette chambre, je ne pressentais pas ce qui allait arriver.
Il ne me regardait pas et avait l'air soucieux. Je me penchais vers lui et effleurais sa joue, comme ci cela était la dernière fois que cela devait arriver. Cela signifiait-il que mon père, d'un seul coup, venait de découvrir qu'il avait un fils et qu'il l’aimait !
Soudain, de sa voix moribonde d’où ne sortaient que de faibles gémissements, il me
dit qu'il souhaitait me
parler car il avait des révélations à me faire qui risquaient de me bouleverser. Au moment où ma tête s'en allait de ses mains, il s'agrippa à moi et, dans un murmure qui me parut une éternité, me souffla à l'oreille d'une voix sourde et plaintive cette phrase irréelle, qui ne voulait rien dire, mais dont, aujourd'hui encore, tous les mots me reviennent à l’esprit.
"
J'ai juré à Monsieur BILLOT de m'occuper de cette petite fille là toute ma vie "
A ces mots, ma mère ne broncha toujours pas, me pris la tête pour que je me relève et me dit d'un ton sans réplique :
"
Je t'interdis de les rechercher ".
Qui était ce Monsieur BILLOT, artiste dramatique âgé de 20 ans ? Alors, essayez de remonter le temps et, peut être, un jour arriverez vous à vos fins ! Qui sait, en effet, ce qui peut advenir dans une vie ?
Un vendredi matin, alors que ma femme était partie aux commissions, le téléphone se mit à sonner. Au bout d'un temps qui me parut interminable, la voix se fit
Soudain entendre et me dit "Allô, pourrais-je parler à Jacques, Robert, Raoul BREGER’’ Sur le coup, je ne fis pas attention à ces paroles et répondis :
" Oui c'est moi’’.
De nouveau un long silence, très long silence se fit et j'entendis soudain le téléphone faire occupé. On avait raccroché. Plusieurs mois passèrent ainsi et j'avais perdu tout espoir que le téléphone sonne de nouveau, quand un beau jour je reçu un nouvel appel. Je reconnus de suite la voix qui était au bout du fil. C'était celle qui plusieurs mois auparavant m'avait appelé puis avait raccroché. De nouveau l'homme prononça les mêmes paroles
"
Allô, pourrais-je parler à Jacques, Robert, Raoul BREGER’’ Il pleurait maintenant et, d'une voix inaudible, me fit alors cette confession qui, encore aujourd’hui, résonne dans ma tête.
"
Voilà, votre père s'appelle Gérard MASSARD et, tout comme moi, il a fait de la radio dans les années 1964 avant de devenir un très grand violoniste. Quant à votre mère, elle se fait appeler Michèle ROUSSEAU et est également une grande pianiste, ils sont tous les deux des spécialistes de MOZART et de BEETHOVEN et ont parcouru le monde entier pour donner des concerts ‘’
La vie est ainsi faite qu’il faut parfois des hasards incroyables pour réaliser ses rêves, sans que vous n’y preniez garde.
C’est ainsi que me revient en mémoire cette histoire incroyable, inimaginable, exceptionnelle, qui ne se voit qu’au cinéma, qui m’est arrivé juste après le tournoi de Forest Hill.
C’était un samedi et il faisait très beau.
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